Le prince a donné un entretien à la télévision en n’ayant clairement pas mesuré l’impact de ses réponses.

Samedi dernier, le prince Andrew accordait une interview à la BBC.

Le prince entendait ainsi s’expliquer une bonne fois pour toutes sur l’affaire Epstein du nom de ce milliardaire américain retrouvé mort en prison dans l’attente de son procès, accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec des mineures qu’il proposait aussi à ses amis dont le prince selon les dires des jeunes femmes.

Dans la tourmente depuis des semaines, Andrew pensait que ses déclarations feraient taire les rumeurs et les soupçons. Mais dans ce genre d’exercice, une excellente préparation à la communication de crise s’impose.

Visiblement, sûr de son bon droit, le prince s’est présenté à cet entretien en n’ayant clairement pas mesuré l’impact de ses réponses à la limite du ridicule à certains moments. Le choix d’un salon de Buckingham comme lieu d’enregistrement a aussi été une faute d’appréciation.

Depuis, les salves des tabloïds n’ont cessé de monter crescendo tout au long de la semaine. On exhumait des photos du prince en galante compagnie à Ibiza ou Saint Tropez, on commençait à disséquer son train de vie, épluchant la liste de ses récentes voitures, montres de luxe, déplacements en jet privé et enfin des sponsors de ses associations faisaient savoir qu’au vu du contexte il ne faudrait plus compter sur leur générosité.

Seule son ex-épouse Sarah Ferguson l’a soutenu sur les réseaux sociaux, vantant son noble caractère. La pression est devenue telle que le prince n’a pas eu d’autre issue que d’émettre un communiqué précisant qu’il avait demandé à sa mère la reine Elizabeth de se retirer de la vie publique et du patronage de près de 200 associations. Une décision unanimement saluée mais qui ne serait pas de son initiative mais bien de son frère le prince de Galles en déplacement en Nouvelle-Zélande et du couperet de la reine. Ce jour-là, ironie du sort, la reine Elizabeth et le duc d’Edimbourg fêtaient leurs 72 ans de mariage…

Lorsque l’on parcourt la presse britannique, on ne peut que ce souvenir de cette citation: "La Roche Tarpéienne est proche du Capitole". Un jour, la gloire, un autre jour la disgrâce.

C’est ce qui est arrivé au prince Andrew. Beau gosse de la famille royale, héros des Malouines, contractant un mariage d’amour avec Sarah Ferguson, alors considérée comme un vent de fraîcheur pour la monarchie, brillant ambassadeur du commerce extérieur britannique, il s’est retrouvé dans un premier temps sur la touche par rapport à cette fonction suite à la divulgation d’un entretien entre son ex-épouse et un soi-disant homme d’affaires qui lui avait remis une valise d’argent pour qu’elle interfère auprès du prince afin de faciliter des contacts commerciaux…

Son amitié avec Jeffrey Epstein lui aura coûté sa place au sein de la Couronne où il tentait de continuer à exister dans la perspective d’une famille royale recentrée comme l’envisage son frère le prince Charles. Ces dernières années, Andrew a en effet été très actif avec le programme Pitch@palace qui a permis à des petites entreprises et jeunes entrepreneurs de se lancer.

Il ne restera hélas au vu de la situation, pas grand monde que pour mettre cette belle initiative cela à son actif. Les victimes d’Epstein demandent son audition judiciaire. Le prince nie catégoriquement toute relation. Il reste innocent jusqu’à preuve du contraire. Sa soif d’un train de vie luxueux comme son ex-épouse Sarah Ferguson, lui a cependant été fatal.

On imagine la peine de ses deux filles les princesses Eugenie et Beatrice qui se mariera au printemps prochain.