Le prince est nu. Au moment même où la justice américaine annonçait que la plainte pour agression sexuelle à son égard était recevable, Andrew a vu les portes de la monarchie se refermer sur lui. "Avec l'accord et l'approbation de la reine, les affiliations militaires et parrainages royaux du duc d'York ont été rendus à la reine", a fait savoir Buckingham Palace dans un communiqué glacial ce jeudi 13 novembre. En tout et pour tout, ce sont douze décorations qui lui sont retirées ainsi que l'étiquette "HRH" (His Royal Highness, Ndlr). Quoiqu'implacable, la décision des Windsor aura mis du temps à se concrétiser. 

William et Charles ont demandé l'exil

Diverses informations distillées dans la presse anglo-saxonne permettent de mieux comprendre la journée où tout a basculé. C'est un prince Andrew au visage fermé et "pensif" qui s'est rendu à Windsor pour la réunion de crise le concernant, lit-on dans le Mirror. Dans les alcôves du château, sa mère de 95 ans l'attend. La veille, la reine s'est entretenue "plus d'une heure" avec le prince William, qui, comme son père Charles, prône l'exil depuis des mois au nom de la survie de la monarchie. En parallèle, une lettre ouverte cosignée par 150 vétérans de l'armée appelle Elizabeth II à se montrer ferme envers son fils déchu, souligne le Guardian. La pression médiatique est au zénith. C'est finalement elle qui lui annonce en personne : il en est officiellement terminé de ses titres.

À ce jour, le prince Andrew nie toujours les faits qui lui sont reprochés par Virginia Roberts Giuffre dans l'explosive affaire Jeffrey Epstein. Le 29 décembre, Ghislaine Maxwell était déclarée coupable par un tribunal de New York d'une série de crimes sexuels, dont celui de trafic de jeunes filles mineures au profit du milliardaire. Elle encourt 40 ans de prison.