Dernière chanteuse du trio Zouk Machine, l’Antillaise Christiane Obydol a toujours le zouk dans la peau… Et un gigantesque tube : Maldon.

Des larmes, une belle (ou pas) robe de mariée, des remarques perfides, un buffet, des slows… Et, aussi, quelques déhanchés sexy sur Maldon (la musique dans la peau). Toute cette semaine, chaque candidate de 4 mariages pour une lune de miel recevra la visite surprise, lors de sa cérémonie, d’une célébrité. Pour Eloïse, ce sera donc Christiane Obydol, la survivante de Zouk Machine (lire aussi en page 85). La chanteuse venue des îles a participé à la fête, comme en famille. "J’avais un peu la larme à l’œil. Forcément, on se remémore son propre mariage. C’est touchant d’être présente ce jour-là, un jour qu’on n’oublie pas… même si parfois ça finit mal !" nous glisse Christiane, victime d’un petit coup de froid qui n’entame en rien sa bonne humeur. L’une des trois interprètes initiales du tube des années 90 Maldon, téléspectatrice occasionnelle du concours en blanc de TF1 - "j’aime bien, il y a un peu de tout comme mariages dans cette émission, des Antillais, des Africains,…" - se souvient alors de son propre mariage. Qui n’avait pas des allures de conte de fée…" J’y suis un peu allée comme on va à la poste ! (rires) J’étais déjà avec mon compagnon depuis 9 ans quand on s’est marié… J’aurais cependant bien aimé avoir une vedette à mon mariage, j’avoue."

Forcément, lors du mariage d’Eloïse, on vous a demandé d’interpréter Maldon…

"Je ne pourrais pas faire autrement ! Je me rends compte que les années passent et que les gens ont toujours envie d’entendre cette chanson. Je continue de la chanter avec plaisir même si j’aimerais bien passer à autre chose… Mais c’est le revers de la médaille, comme on dit !"

Et puis avoir un tube tel que Maldon à son répertoire, ce n’est pas donné à tout le monde…

"C’est vrai, je ne peux pas me plaindre ! Ce titre me colle à la peau. Mon but, de toute façon, c’est de chanter tout court, de partager. Même si c’est toujours très difficile de garder un style musical à travers le temps. Déjà, dans les années 80, avec Kassav’, on avait dû se battre pour traverser les frontières avec le zouk, le partager un peu partout."

Aujourd’hui, vous êtes entourée de deux choristes. Vous êtes la survivante des trois Zouk Machine d’origine…

"Oui, malheureusement. J’aurais voulu que ça se passe autrement. Mais les filles (il y a eu Joëlle Ursull et Dominique Zorobabel d’abord, est arrivée ensuite Jane Fostin, NdlR) , ont décidé de mener une autre vie. On ne pouvait pas les obliger à rester dans le groupe ! Une femme, c’est plus compliqué qu’un homme, il y a les enfants etc... Pour moi, c’était différent. Ce groupe, c’est un peu mon patrimoine familial avec mon frère et mon beau-frère qui ont fondé le groupe et ma mère qui en était le manager. Je suis, de ce fait, plus impliquée et je ne peux pas jeter ce patrimoine antillais à la poubelle ! Alors, je continue seule l’aventure, en m’entourant de choristes."

L’industrie du disque connaît une certaine crise depuis plusieurs années. Pas facile de perdurer, ni de sortir un nouvel album…

"J’ai cette chance de n’avoir jamais arrêté… Je ne vis que de ça, de la scène, depuis 30 ans !"

La suite pour Zouk Machine, c’est quoi ? Il y a notamment cette grande tournée Top 50 (qui passera par Forest National le 22 décembre) à laquelle vous participez…

"Le fait d’être sur le terrain me permet d’exister, même si je n’ai pas de maison de disque. Là, on va sortir en novembre un DVD live , Wagram nous a signés. J’aimerais dans la foulée sortir mon album solo, pour faire le pont entre Zouk Machine et Christiane. Christiane continuera de chanter du Zouk Machine. Mais Zouk Machine, ce n’est plus un groupe, ce n’est plus qu’une personne."