Elle est au-devant de la scène. Lui aime sa place "en retrait". En Jeremy Velkeneers, Emilie Dupuis a trouvé son prince charmant. Rencontre avec l’homme de…

Ils sont jeunes, beaux, côtoient le succès chacun dans leur domaine et viennent de fonder une famille (Jude est né le 24 décembre dernier). Bref, ces deux-là nagent dans le bonheur… Et si l’on dit que derrière chaque grand homme se cache une femme (et non des moindres), qui trouve-t-on dans l’ombre de l’animatrice (RTL) Emilie Dupuis ? Jeremy Velkeneers, un mec "carré et droit", un néerlandophone francophile, coiffeur renommé et passionné, un entrepreneur de 37 ans qui ne veut que le bonheur de sa femme et de son fils, comme il le répète, ciseaux à la main, dans son salon de coiffure et de soins esthétiques, La Maison by JV (à Ixelles).

Quand on parle de passion pour le cheveu, on n’exagère pas. "C’est vraiment depuis tout petit que je voulais devenir coiffeur. Pourtant, personne dans ma famille ne faisait ce métier. Quand je le lui ai annoncé, mon père m’a pris pour un demi-dingue, car j’ai toujours été casse-cou, je jouais au foot. J’allais à l’hôpital une fois par mois pour un truc cassé ! (rires) Mais dès mes 15 ans, j’aidais les mercredis après-midi dans les salons de coiffure."

À l’adolescence, ce n’est pas toujours facile de faire comprendre à ses petits camarades qu’on a une passion pour la coiffure. On s’est moqué de vous ?

"Oui on m’a un peu embêté à l’école. Mais la chance que j’avais, c’est que j’étais un mordu de foot. Et comme je suis quelqu’un d’assez caractériel, quand on m’insultait, je rétorquais ! J’ai dû vite marquer mon territoire. Et on ne m’a plus jamais embêté !"

Votre rêve, petit, c’était d’ouvrir votre salon ?

"Oui. Je m’étais fixé comme rêve d’avoir mon salon à 30 ans. Je l’ai eu à 29 ans ! Quand je me fixe un objectif, j’essaie de l’atteindre ! Il y a deux ans, on a donc réuni ici l’esthétique et la coiffure. Mais je suis aussi un peu dans l’immobilier. Je restaure, je revends, je loue des biens. Et puis, j’ai d’autres projets, dont un, surprise, en janvier. Je veux assurer l’avenir et que ma femme et mon fils ne manquent de rien. Je ne suis pas du genre à m’asseoir sur le canapé le dimanche et le lundi quand le salon est fermé."

Vous êtes tout le temps en mouvement en fait, vous ne tenez pas en place en fait…

"Quand j’ai un projet qui s’arrête, il m’en faut un autre ! Sinon, tous les jours aller au salon, ça devient une routine. J’ai besoin de projets ou je deviens dingue !"

Et quand vous levez le pied, quelles sont les activités que vous aimez partager avec Emilie ?

"On n’a malheureusement pas beaucoup de temps à deux, avec nos boulots respectifs. On aime partir à la mer. Et le soir, chez nous, se ressourcer en partant promener le soir dans notre quartier. On a la chance d’habiter un coin tranquille. On aime ça, faire des balades ou encore aller au resto. C’est comme ça qu’on passe du temps à nous deux, ou nous trois. Et puis, on s’octroie aussi une sortie avec nos potes, chacun de notre côté, de temps en temps. C’est important d‘entretenir l’amitié."

Où vous êtes-vous rencontrés avec Emilie ?

"À RTL, on se croisait quand j’y travaillais comme coiffeur. Je la voyais comme une amie, on rigolait beaucoup, mais on était chacun en couple de notre côté…"

Et vous voilà aujourd’hui parents du petit Jude. C’était aussi un de vos rêves, un de vos buts dans la vie, devenir père ?

"Oui ! Je m’étais fixé 35 ans pour devenir papa. J’étais un peu à côté de la plaque… à un an près ! Mais j’ai toujours dit aussi que le jour où j’aurai un enfant, ce ne sera pas avec n’importe qui ! Ce sera avec la personne avec laquelle je veux faire ma vie !"

Vous en voulez d’autres, des enfants ?

"Non. Je ne sais pas si ça à avoir avec le fait que je sois fils unique. Avec le train de vie qu’on mène, Emilie et moi, ce serait compliqué. Déposer un enfant chez les grands-parents ça va, mais une fois qu’on en a deux ou trois, c’est autre chose…"

Difficile à le croire en vous entendant, mais vous êtes néerlandophone Jeremy. Où avez-vous appris le français ?

"Tous mes amis au foot, mes petites amies, étaient francophones. Je suis originaire de Linkebeek et l’école communale était séparée en deux, francophones et néerlandophones. Mais dans la cour de récré, on était tous mélangés !"

Jude parlera donc français et néerlandais à la perfection…

"Je lui parle déjà en néerlandais, mes parents aussi. Emilie et ses parents lui parlent en français. On tient à ça. C’est une règle qu’on s’est fixée à la maison."

Quand vous êtes à la maison, justement vous arrive-t-il de regarder Emilie à la télé ?

"Oui, parfois. Il arrive qu’on enregistre ses émissions. Quand je regarde, je critique toujours mais des critiques constructives, qui la font avancer ! Même si depuis que je connais Emilie, elle a bien évolué. Elle sait y faire. Parler en public, les discours, c’est son truc ! Au baptême, ou bien aux anniversaires, c’est elle qui parle. Moi je n’aime pas ça. Je bégaie si tu me mets devant une caméra. Je suis en retrait. Jamais au premier plan."

Parfois, ce n’est pas un peu perturbant d’être le compagnon de quelqu’un de connu ?

"Non, parce que j’ai toujours connu Emilie dans ce milieu, et j’ai travaillé comme coiffeur dans ce milieu. Quand on mange à la maison avec Sandrine (Corman) ou Jean-Michel (Zecca) , je n’ai pas l’impression d’avoir des gens connus autour de la table, ce sont juste nos potes. Le seul truc qui peut parfois être un peu embêtant, c’est quand on mange au restaurant et qu’on est interrompu pour une photo ou un autographe. Mais ça reste acceptable; à un niveau plus élevé de notoriété, ça doit être plus embêtant. Quand on est à Charleroi par contre, d’où vient Emilie, là c’est encore différent, les gens l’adorent, c’est incroyable !"

C’est plutôt pratique pour une fille d’avoir un coiffeur à domicile…

"À la maison, je ne suis pas coiffeur ! Après les heures de boulot, c’est fermé ! (rires) Mais bon, s’il le faut, je donne quand même vite un petit coup de peigne à Emilie !"