Le héros de Taxi a renversé une femme policière et a passé la nuit en garde à vue

BRUXELLES Il n'en est pas à son premier méfait, loin de là. Si, à l'écran, ses dérapages étaient souvent contrôlés (au volant de son bolide de Taxi), hors caméra Samy Naceri cumule les infractions et autres violences, non sans conséquence. Arrestations multiples et séjours derrière les barreaux entrecoupent, depuis 2000, ses journées de tournage. De plus en plus rares.

Dernier fait en date : mardi soir, l'acteur révélé par Luc Besson renverse accidentellement une personne à la sortie d'un parking souterrain. Son cas s'aggrave : la victime - légèrement blessée - est en fait une policière en service (une réception officielle se déroulait non loin) et Samy Naceri conduisait sans permis de conduire. Celui-ci lui a été retiré à plusieurs reprises suite à diverses arrestations en état d'ébriété et sous influence de la drogue. Cette fois-ci, le comédien de 46 ans n'avait usé d'aucun stupéfiant, mais a tenté de s'en sortir en se faisant passer pour son frère. Peine perdue. Samy Naceri a passé la nuit du mardi au mercredi au poste de police. Sa garde à vue pouvait durer jusqu'à 48 heures. Dans l'attente de probables poursuites...

Sorti de prison depuis peu, le chauffeur de Taxi venait de purger une peine de 10 mois ferme après avoir violemment agressé un styliste dans un restaurant parisien (en 2005, il lui avait écrasé un verre sur le visage). Des mois interminables derrière les barreaux - il a d'ailleurs tenté de s'y suicider - qui faisaient suite à trois autres infligés suite à des violences avec arme sur un sorteur de boîte de nuit.

"Je n'ai plus droit à l'erreur"

En mars 2006, pourtant, l'acteur semblait décidé à prendre de bonnes résolutions. Après une cure de désintoxication, il consulte un psy et jure ne plus toucher aux stupéfiants. "La perte de confiance en soi, la descente aux enfers, les boîtes de nuit, l'alcool, la drogue. Tu te prends pour le roi du monde, et tu es le roi de rien du tout !" Mais en avril, c'est la rechute. Sous l'effet d'un cocktail alcoolisé et médicamenteux, il insulte des forces de l'ordre. Celui qui disait alors "ne plus avoir droit à aucune erreur" est condamné à six mois de prison. L'histoire se répète sans fin.



© La Dernière Heure 2008