When I Get Home, le quatrième album de la sœur de Beyoncé, est arrivé par surprise dans la nuit de jeudi à vendredi.

C’est devenu un rite de plus en plus fréquent, en particulier dans le milieu du rap, mais pas uniquement. Vendredi à minuit, un album a débarqué de nulle part, celui de Solange (Knowles). Il s’agit du quatrième opus de la sœur de Beyoncé depuis ses débuts en 2002 avec Solo Star et le premier depuis le très remarqué A Seat At The Table paru en 2016 et qui lui a valu un Grammy Award. Il y avait bien eu un signe avant-coureur avec la mise à disposition d’un titre inédit jeudi, mais rien ne laissait présager la sortie d’un album entier dans la foulée. En tout cas pas aussi vite.

Avec ses 19 titres, When I Get Home a des allures de gros plat de résistance. Pourtant, il n’affiche que 39 minutes au compteur. Pas une des chansons n’atteint les 4 minutes. Les trois quarts d’entre elles, dont pas moins de six interludes, ne totalisent même pas 180 secondes.

Court ne signifie pas nécessairement décevant, même si When I Get Home s’avère plus compliqué à appréhender que son prédécesseur. Le mélange des genres qui fait désormais office de marque de fabrique pour la frangine de Queen B est toujours de la partie. Les influences et les sonorités jazz, soul et R&B sont bien présentes, mises en valeur par une production qui n’a rien d’envahissant. C’est probablement l’album dans lequel Solange Knowles se dévoile le plus telle qu’elle est. On en veut pour preuve qu’elle y touche à tout, de l’écriture à l’enregistrement en passant par la production.

Pour mener le projet à bon port, elle s’est aussi très bien entourée. C’est un casting de dingue qu’elle a rassemblé sur ce quatrième disque, que ce soit aux manettes ou en invités. On compte pas moins d’une vingtaine de noms impliqués. Parmi ceux-ci, Pharrell Williams, Sampha Sisay, Gucci Mane ou encore Panda Bear et Tyler the Creator. Les autres sont tout aussi prestigieux.

Solange surprend avec ce nouvel album et dévoile un nouveau visage de son univers artistique. Parmi les petites perles à découvrir, on épingle les très réussis "Dreams", "Almeda" et "Sound Of Rain", ainsi que l’amusant "My Skin My Logo". Un album qui, s’il n’est pas immédiatement apprécié, mérite d’être apprivoisé.