La musicienne aux dizaines de millions d'abonnés sur les réseaux sociaux avait déjà laissé entendre qu'elle souhaitait s'engager en faveur du candidat démocrate pour la présidentielle du 3 novembre. Mais elle n'avait pas encore fait d'annonce formelle. C'est la première fois qu'elle soutient publiquement un candidat à la présidentielle américaine.

"Je serai fière de voter pour Joe Biden et Kamala Harris", a-t-elle confié au magazine V, qui a publié en ligne un extrait de son prochain numéro hiver 2020. "Sous leur direction, je suis convaincue que l'Amérique a une chance de commencer le processus de guérison dont elle a tellement besoin", a poursuivi la chanteuse. "Le changement dont nous avons le plus besoin, c'est d'élire un président qui reconnaisse que les gens de couleurs méritent de se sentir en sécurité et représentés, que les femmes méritent le droit de décider de ce qui arrive à leur corps, et que la communauté" LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) "mérite d'être reconnue et intégrée. Tout le monde mérite un gouvernement qui prenne les risques sanitaires mondiaux au sérieux et donne la priorité à la vie de son peuple", a-t-elle déclaré.

La chanteuse de 30 ans a plus tard tweeté la photo de la Une du magazine, montrant son visage marqué du verbe "Votez", ainsi qu'une photo d'elle tenant une assiette de cookies décorés des noms "Biden, Harris, 2020".

Elle a rappelé que la sénatrice Kamala Harris débattait le soir-même contre le vice-président de Donald Trump, Mike Pence. "Je vais regarder et soutenir Kamala Harris en criant beaucoup sur la télé. Et j'ai aussi des cookies", a-t-elle écrit.

Taylor Swift a longtemps refusé de parler de politique et était devenue une artiste appréciée des conservateurs.

La chanteuse aux 10 Grammy Awards avait finalement pris position en octobre 2018 pour soutenir deux candidats démocrates de l'Etat conservateur dans lequel elle a longtemps vécu, le Tennessee.

En mai, elle avait appelé à voter contre Donald Trump, outrée par ses propos sur les émeutes après la mort de George Floyd. Elle avait alors été vivement critiquée, notamment par le président républicain.