"Je n’aime pas le terme influenceuse", souligne Aurélie Van Daelen, suivie aujourd’hui par plus de 740 000 abonnés sur Instagram.

"Je me considère plutôt comme une créatrice de contenu. Pour des marques, des nouveautés et ma communauté."

Concrètement, comment une "influenceuse" gagne-t-elle sa vie alors ? "La réponse est simple", explique la Belge de 32 ans. "Avant, une marque allait contacter un magazine ou une chaîne de télévision pour avoir leur spot publicitaire et toucher cette cible-là. Aujourd’hui, une marque va contacter un influenceur ou blogueuse pour toucher sa communauté. Du coup, moi, par exemple, je facture mes posts ou stories. Et cela varie entre 2000 et 6000 euros par post. C’est très bien payé mais tout dépend de ce que c’est." Le prix dépend en effet du nombre de followers et du contenu demandé. "Cela va être un gros budget si cela demande vraiment un travail sur plusieurs mois. Il va y avoir des stories et des posts sur plusieurs mois mais aussi des vidéos ou des choses reprises sur le blog. Ces associations d’images vont aussi être reprises sur leurs réseaux à eux. Donc tout ça a un prix !"

Aurélie Van Daelen détaille alors pour nous ce qu’il faut faire et absolument ne pas faire quand on est une influenceuse. "Il faut avant tout rester soi-même et complètement naturelle. Ok, les photos sont retouchées. Ok, on met des filtres. Mais il faut essayer d’être transparente envers sa communauté et cela, ça paye toujours !" A contrario, certaines choses sont à proscrire. "Ce qu’il ne faut pas faire ? Accepter tout pour de l’argent. Aujourd’hui, je peux vous dire que j’ai eu beaucoup de contrats sur lesquels je me suis assise. Ok, c’était beaucoup d’argent mais je ne voulais pas présenter ces produits-là à ma communauté. Et tout le monde ne le fait pas malheureusement. Toutes les marques avec lesquelles je bosse, c’est mûrement réfléchi. Je fais attention aux valeurs que je véhicule."

En effet, celle qui met aussi en avant son fils et son homme reste entière coûte que coûte. "Ils font partie de ma vie donc je les expose aussi", conclut cette Waterlootoise. "Le fait d’avoir montré que j’ai pu retrouver l’amour donne du courage à celle qui n’y croit plus. Sur Instagram, je suis juste moi ! Et j’ai beau être fortement suivie en France suite à mon parcours (entre Secret Story et NRJ12 le Mag, NdlR.), je serai toujours Belge à 100 %. C’est d’ailleurs pour cela qu’on dit tout le temps que je suis sympa car les Belges sont sympas (sourire) !"