La Cour royale de Danemark a annoncé cette semaine la création du Prix Prince Henrik de poésie. Il rend hommage au prince Henrik, époux de la reine Margrethe de Danemark, décédé en janvier 2018. Le lauréat de ce prix qui met les poètes danois à l’honneur recevra le montant de 300.000 couronnes danoises (équivalent de 40.000 euros) et un trophée qui est une sculpture en bronze exécutée par le prince.

Né à Talence en Gironde en 1934, Henri Laborde de Monpezat a passé ses cinq premières années de vie en Indochine où sa famille était installée. Il revint en France à Cahors dans le Lot entre 1939 et 1950 avant de repartir pour décrocher son bac à Hanoï. Il étudia ensuite les sciences politiques à la Sorbonne à Paris et intégra l’Ecole nationale des langues orientales. Henri parlait couramment outre le français et l’anglais, le mandarin et le vietnamien.

Il fut nommé secrétaire à l’ambassade de France à Londres en 1963. C’est dans la capitale britannique qu’il fit la connaissance de la princesse héritière Margrethe de Danemark de six ans sa cadette. Le mariage fut célébré à Copenhague en 1967.

En entrant dans la plus anciennes des monarchies européennes, Henri Laborde de Monpezat prit la nationalité danoise, se convertit à la religion luthérienne et devint le prince Henrik. S’il était polyglotte, il eut toujours des difficultés avec la maîtrise de la langue danoise, ce qui lui fut souvent reproché.

En 1972, à la mort inopinée de son beau-père le roi Frederik, son épouse devint reine à l’âge de 32 ans. Le couple avait eu deux fils Frederik (1968) et Joachim (1969). Henrik désormais prince consort ne tarda pas à se trouver à l’étroit dans ce rôle d’époux de la reine.

Combien de fois le prince n’a-t-il pas fait étalage de la discrimination entre l’époux d’une reine et l’épouse d’un roi.

Il s’éteignit le 13 février 2018 à l’âge de 83 ans.