La gratuité accordée aux anciens chefs d'Etat et à leurs conjoints sur les vols Air France passe mal auprès de salariés de la compagnie soumis à un plan d'économies drastiques, comme l'a dénoncé mercredi un syndicat après un aller-retour gratuit pour New-York de Carla Sarkozy.

Le voyage entrepris le 23 juin par l'ancienne première dame de France a coûté 500 euros, soit l'équivalent des taxes d'aéroports mais que Mme Bruni n'a pas payées puisque cette somme a été réglée par la compagnie, explique une source proche du dossier.

Un aller-retour gratuit qui passe mal alors qu'on "demande aux salariés de subir des reculs sociaux (blocage des salaires et des avancements, suppressions de postes)" et "où on nous fait croire que la situation est catastrophique", dénonce Léon Crémieux du syndicat SUD aérien.

"Le problème c'est qu'on n'est plus sous la monarchie", a-t-il poursuivi.

"Il est de tradition que les anciens présidents de la République et leurs familles puissent bénéficier des facilités de transport dans la classe de réservation la plus élevée", a fait valoir un porte-parole d'Air France.

Les anciens présidents bénéficient d'avantages matériels et humains à vie pris en charge par l'Etat. Ils disposent notamment d'une voiture de fonction avec deux chauffeurs et des voyages gratuits autant qu'ils le souhaitent sur Air France et avec la compagnie de transport ferroviaire SNCF.