La chanteuse s'est lancée dans l'interprétation d'une chanson aux paroles douteuses...


Video: En top forme Véronique Sanson


Mais que s'est-il passé dans la tête de Véronique Sanson? Alors qu'elle donnait un concert à Meaux, à l'occasion du festival Musik'elles le dernier week-end de septembre, elle s'est lancée dans l'interprétation d'une chanson aux paroles douteuses. Le plus sérieusement du monde, face à un Jean-François Coppé (président de l'UMP à l'assemblée nationale) qui est resté bouche bée.

"Il faut absolument que je pète, je ne sais pas ce qui m'arrête. Il faut absolument que je chie, il faut absolument que je pète, ou sinon je vais mourir..." Jean-Copé, le maire de Meaux, a avoué être fan de Véronique Sanson depuis ses 18 ans. Quand l'artiste l'invite au dépourvu pour entonner Bahia avec elle, il ne se fait donc pas prier pour la rejoindre. Puis se met à se trémousser, osant même un couplet en solo plus ou moins heureux.émission sur RFM. Quelle blagueuse, celle-là! Soudain, il perd de sa superbe quand la dame blonde se saisit de sa main pour la porter sur son sein en susurrant son désormais célèbre «caresse moi, ho, caresse moi!». Il n'en mène pas large, le maire de Meaux. Pourtant son calvaire ne fait que commencer.

Véronique Sanson, déchaînée, paraît bien décidée à ne pas lâcher sa proie. L'artiste reprend le piano, cette fois pour entonner une ritournelle plus gauloise. Copé l'entend alors attaquer un vibrant «il faut que je pète, il faut que je chie, sinon je vais mourir». Le public est hilare. Le patron du groupe UMP de l’Assemblée en reste sans voix. Car elle dure, cette paillardise, cinq longues et douloureuses minutes d’improvisation sur le même thème scabreux. Le temps suspend son vol, Véronique poursuit son hymne au vent. Quand enfin Copé parvient à se tirer de ce guêpier, c'est une ombre qui se glisse dans les coulisses, sous les bravos moqueurs. Sanson chante alors à tue tête: «Je n'ai pas de regrets».


© La Dernière Heure 2009