Sergueï Jirnov, un ancien camarade de classe de Vladimir Poutine était en effet l'invité de Cyril Hanouna jeudi dernier pour la sortie de son livre autobiographique intitulé "L'éclaireur". Cet ancien espion du KGB (service de renseignements de l’URSS) y a fait des révélations aussi étonnantes qu'inquiétantes sur le chef d’Etat russe qu'il considère comme un homme "dangereux, parce qu'il était insignifiant pendant une partie de sa vie. C'est le même phénomène qu'Hitler. [...] Il l'a pris pour modèle".

"Ils se sont promenés à Saint-Pétersbourg"

Sergueï Jirnov a d'abord confié que Poutine a toujours voulu devenir espion et travailler pour les services de renseignements soviétiques. C'est pourquoi il avait intégré l’institut de formation en 1984. "Mais il s’est passé un truc à l’époque, révèle ainsi cet ancien espion du KGB à TPMP (un élément que son éditeur n'a pas voulu qu'il publie). Il avait un petit copain et sa femme, qui portait son enfant. Au lieu d’aller voir sa femme, il est allé voir son copain, ils se sont promenés à Saint-Pétersbourg, dans la rue." 

Sachant que la Russie est un pays homophobe, "des gens les ont bloqués, il s’est battu. Cela a fini au commissariat. Du commissariat, c'est remonté à Moscou." Et on lui aurait dit ceci, toujours selon Jirnov: "’Fini, tu ne seras jamais plus espion’". Avant de révéler l'identité de son prétendu petit ami de l'époque, un certain Sergueï Roldouguine. A savoir le fameux violoncelliste et directeur de l’Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg. "On dit que c’est une des personnes possédant la fortune de Poutine", a conclu l’ex-espion.

"Il n’est plus du tout rationnel"

D’après Sergueï Jirnov, l’origine du comportement adopté par le président russe depuis quelque temps, serait justement due à sa carrière avortée dans le KGB. "On a l’impression que Vladimir Poutine n’est plus du tout rationnel (...) qu’il veut marquer l’Histoire et qu’il se dit : ’Si je dois faire une catastrophe mondiale et que le monde s’arrête après moi, et bien pourquoi pas ?’", s’est interrogé Cyril Hanouna sur le plateau de C8. "Absolument", a confirmé l’ancien camarade du président russe. Ce dernier, qui traite carrément le président de "connard" racontait aussi que Poutine l'avait menacé de le mettre en prison après une mauvaise blague en le taquinant comme le capitaine "Poukine", qui signifie "celui qui pète".


"Qu'on le tue"

Durant cette émission, Cyril Hanouna a aussi posé la question suivante à son invité sorti du KGB en 1992. "Quelle est la solution aujourd'hui pour qu'il revienne en arrière ?". La réponse de Sergueï Jirnov, qui pense bien que Poutine est "malade", n'y est pas allée de main morte: "Qu'on le tue ou qu'il meurt", a-t-il lancé avant d'ajouter qu'il n'était "pas exclu" qu'on se dirige vers une troisième guerre mondiale.