"La vie à deux c’est bien seulement si je me sens aussi libre que lorsque je suis célibataire." Voilà la maxime qui guide le thérapeute de couple et sexothérapeute Claude Parisot depuis des années. Une phrase étonnante, non ? Et pourtant, elle synthétise tout ce que l’expert veut faire passer aux couples qui viennent le voir. "L’idée, c’est de déconstruire tout ce qu’on nous a appris ! Ce qui implique de passer d’un lien de codépendance à un lien d’interdépendance, autrement dit, il s’agit de passer d’une relation où l’on attend que l’autre nous rende heureux à une relation où l’autre nous aide à nous rendre conscie n t" , explique Claude Parisot dans le livre qu’il vient de sortir (Ré) enchanter son couple - Grâce à la méthode Imago (Ed. Eyrolles).

- Assumer 100 % de responsabilité par rapport à ce que l’on vit : "Je suis totalement responsable de mes émotions, de ma colère par exemple." Cela permet de ne pas encombrer la relation, de ne pas rejeter la faute sur l’autre.

- L’amour ne suffit pas ! Il faut avoir des projets communs qui unissent dans le même plaisir l’un et l’autre.

- Aller vers le zéro négativité en mettant de côté le "tu" qui "tue". Dès que l’on critique l’autre, cela induit une déconnexion. C’est souvent la femme, qui porte la relation, qui va entrer dans la critique pour construire, mais ce sera contre-productif : l’autre va prendre "la fuite" de la relation, surtout l’homme qui est né avec une blessure de compétence (il a été "éduqué" pour réussir).

- Savoir communiquer, parler de ses besoins, ses envies, ses limites par rapport au couple, par rapport à la sexualité. On peut prendre le temps de faire le point ensemble sur la relation idéale pour l’un et l’autre. Communiquer, cela veut dire aussi avoir une bonne écoute.

- Miser sur la sensualité plutôt que sur la sexualité. On se donne des rendez-vous de douceur, de caresses, de plaisir : le sexe ne peut pas être un objectif. Mais la sensualité y conduira naturellement.

- Nourrir la relation au quotidien, c’est-à-dire prendre quelques minutes tous les jours pour se dire une appréciation positive. Et plus c’est précis, plus l’autre aura l’impression d’exister, d’avoir été vu. On ne dira pas : "Merci pour ta douceur" mais "J’ai aimé quand tu m’as effleuré le bras cet après-midi en passant près de moi, cela m’a fait du bien".

- Cultiver la joie, faire des choses qui nous rendent vivants ensemble. On peut se trouver un moment ensemble chaque semaine et un week-end par mois à deux, même avec des enfants.