En 2020, on dénombrait près de 10 % de jeunes ayant quitté prématurément l’enseignement. La Wallonie se situait à un niveau semblable à celui de la Région de Bruxelles-Capitale (9,7 %) et à celui de l’Union européenne. En cause, un enseignement inadapté aux attentes des jeunes, des troubles divers (dyslexie, dyscalculie...), une situation familiale complexe, le peu d’attrait pour l’étude théorique... Au final, un enfant sur dix se trouve en situation de décrochage.

Le cas du Tim

Tim Camara, un Bruxellois de 18 ans, faisait partie de ces jeunes en décrochage scolaire, dès l’âge de six ans. « L’école était très compliquée pour lui. Nous avons mis en place beaucoup d’aide et de renfort pour l’accompagner, se souvient sa maman, Carine Rosteleur. Pour les deux premières années du secondaire, nous l’avons inscrit dans une école de type Freinet, très bienveillante, « De l’autre côté de l’école », à Auderghem. »

En fin de deuxième secondaire, Tim échoue. « Mais le conseil de classe pouvait délibérer à la positive si Tim passait dans un autre type d’enseignement, ce que nous avons tout de suite envisagé. Tim pensait qu’à un moment ou l’autre, il devrait de toute façon sortir de la filière classique, et cet instant était venu. Des études générales étaient trop compliquées, trop lourdes pour lui. Nous avons alors décidé de cibler une branche qui lui corresponde davantage. » Premier critère, il souhaitait un métier qui ne connaissait pas le chômage, avec un travail immédiat à la clé, et un bon salaire. Il désirait aussi pouvoir s’occuper de sa famille, de lui, en jouissant d’une certaine liberté. Très vite, l’idée de devenir indépendant a fait son chemin. »

Après avoir analysé les métiers en pénurie, une profession en particulier est sortie du lot : plombier-chauffagiste. « Un ami plombier a pu échanger avec lui sur le sujet. Il lui a recommandé l’efp car il y avait complété ses formations et en était très satisfait. » Après s’être renseigné sur l’école, Tim y est inscrit afin de démarrer un cursus de trois ans. Une alternance avec quatre jours en entreprise, et un jour en centre de formation est mise en place. « Nous avons reçu une liste d’employeurs potentiels et j’ai moi-même cherché des entreprises situées à proximité de notre domicile, poursuit la mère de Tim. Il a appris à rédiger un CV et à se présenter face à un employeur. »

La société Pierre Vanheck et fils, à Jette, répond finalement positivement à sa demande. « Il a commencé à travailler dès le lendemain. Avec cette formation en alternance, il est sorti du monde scolaire pour être considéré comme un vrai travailleur, avec 20 jours de congés annuels. »

Tim a surtout apprécié la forte responsabilisation que l’efp lui a appris. « On ne les prend plus par la main comme dans l’enseignement classique, mais on leur apprend à se gérer. Pour les mineurs comme Tim, il y a tout de même encore un garde-fou : s’il ne se rend pas à l’efp, nous en sommes avertis. »

Tim achève aujourd’hui son cursus, avec un grand sentiment de satisfaction. « Cette formation s’est déroulée dans le plus grand respect entre élèves et professeurs. Il a trouvé sa voie : il est heureux et épanoui. Il regorge aussi de projets : entamer une autre formation en soudure, s’expatrier au Canada où le métier est en pénurie et découvrir le monde... »

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85 formations

L’efp propose au total 90 formations destinées aux jeunes (de 15 à 23 ans) et aux adultes de tout âge dans 10 secteurs différents (alimentation, art & média, bien-être, commerce, construction, gestion & cours généraux, entrepreneuriat, mobilité, numérique, et le pôle services & comptabilité).

Les formations dispensées à l’efp se basent sur le principe de l’alternance, une méthode pédagogique qui combine la pratique en entreprise et les cours techniques et théoriques en centre de formation. De plus, les apprenants sont formés par des experts dans leur secteur d’activité qui exercent activement leur métier en dehors des cours donnés à l’efp. Cette particularité leur permet d’être accompagnés dans leurs apprentissages par des professionnels de terrain et permet ainsi une mise à l’emploi rapide et durable.

La formation en alternance pme est, en effet, un réel tremplin vers l’emploi : 85% des personnes formées trouvent, dans l’année, un travail en tant que salarié ou indépendant.

3 filières possibles

· La formation « jeunes » : celle-ci permet aux jeunes âgés de 15 à 23 ans d'accéder à une formation générale, technique et pratique, et d’apprendre un métier.

· La formation « adultes » : elle permet d'accéder à une formation dès 18 ans pour apprendre un métier et devenir indépendant, collaborateur d’une PME ou encore reprendre l’activité familiale.

· La formation continue : celle-ci se destine aux professionnels en activité afin d’acquérir des compétences complémentaires ou de se recycler pour mieux répondre aux besoins du marché. Elle propose aussi des formations pour les passionnés qui souhaitent découvrir des astuces de pro tout en passant un moment agréable.

Par ailleurs, l’efp, à travers son « pôle entrepreneuriat », propose des formations complémentaires avec le programme Passeport Réussite et un dispositif d’accompagnement dans le domaine de l’entrepreneuriat afin de développer l’esprit d’entreprendre des apprenants. En effet, le centre a notamment pour mission de former de futurs indépendants ou collaborateurs de pme, d’accompagner des porteurs de projets entrepreneuriaux et de permettre une réorientation professionnelle.

Infos et inscriptions sur www.efp.be