En faisant vivre avec des Barbie leur monde imaginaire, les enfants s’intègrent plus facilement au niveau social.

Jouer à la poupée, c’est bien plus sérieux et utile que cela en a l’air aux yeux d’adultes ayant oublié leur enfance ! En effet, il a été démontré l’an passé que le fait d’animer des poupées en se racontant des histoires, active des zones du cerveau liées au développement de l’empathie et de la sociabilité chez les enfants.

Afin de se rendre compte de tous les impacts positifs que pouvait apporter ce jeu avec des poupées, Mattel travaille depuis quelques années avec une équipe de neuroscientifiques de l’université de Cardiff sur une étude pluriannuelle qui court jusqu’en 2024.

Lors de la première année d’étude, les chercheurs ont donc mis en avant le "développement de l’empathie et de la sociabilité". Cette semaine est sortie la deuxième salve de résultats de l’étude. En examinant les mots employés par 33 enfants de 4 à 8 ans, garçons et filles, pendant qu’ils jouent, les chercheurs ont constaté qu’ils utilisent plus de paroles relatives aux pensées et aux émotions des autres lorsqu’ils jouent seuls avec des poupées.

Afin de faire vivre leur monde imaginaire et créer des jeux de rôle, les enfants parlaient en fait davantage des pensées et des émotions des autres, employant un vocabulaire qui exprime l’état intérieur d’une personne. Et ce bien plus que lorsqu’ils jouaient à des jeux sur tablette.

Tout bénéfice pour eux : "Parler de l’état émotionnel des autres permet à l’enfant d’exercer ses aptitudes sociales, qu’il pourra ensuite utiliser dans ses interactions avec d’autres dans le monde réel, et peut être bénéfique pour le développement émotionnel global de l’enfant", explique l’une des neuroscientifiques, le docteur Sarah Gerson. Qui poursuit : "Ces aptitudes sont essentielles pour interagir avec d’autres, apprendre des autres et évoluer à travers un large éventail de situations sociales. Elles jouent un rôle important dans la création et l’entretien d’amitiés et dans la manière dont les enfants apprennent de leurs professeurs et de leurs parents." Et ce, quel que soit leur sexe.

Des qualités de jeu dont les parents ne se rendent pas encore compte : dans une étude indépendante mondiale, seuls 26 % d’entre eux réalisaient que jouer avec des poupées pouvait aider au développement de l’empathie et au décodage social.