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10 ans après l'ouverture de son centre « anti-anorexie », Bernadette Chirac revient sur la maladie douloureuse de sa fille.


Ce mois-ci, l'ancienne première Dame de France fête les 10 ans de son centre, La Maison de Solenn, qui vient en aide aux adolescentes souffrantes d'anorexie mentale. A l'époque, sa fille, Laurence souffrait de la maladie. Bernadette Chirac revient sur ces moments douloureux dans une interview livrée au magazine Paris Match.

Il y a 10 ans, Bernadette Chirac ouvrait « La Maison de Solenn », un centre qui accueille des adolescents souffrant notamment de dépression nerveuse et de troubles du comportement alimentaire. Ce combat lui est venu du fait qu'elle ait été elle-même impliquée de très près dans cette maladie. Sa fille, Laurence, a longtemps souffert d'anorexie mentale. L'ancienne Première Dame s'est rendu compte qu'il n'existait pas d'établissement prévu pour guérir cette maladie. C'est à ce moment qu'elle a décidé d'ouvrir un centre avec Patrick Poivre d'Arvor. «La Maison de Solenn » rend également hommage à la fille de PPDA qui s'est suicidée.

En créant cet « hôpital », Bernadette avoue avoir « pensé non seulement à Laurence mais aussi à tous les parents désorientés par la maladie ».

Selon Bernadette, l'anorexie mentale est une maladie très compliquée à gérer en famille. « Si l'on parlait de la maladie cela cristallisait trop l'attention sur elle, l'exaspérait et créait souvent des blocages supplémentaires. Mais si l'on avait l'air de ne pas voir le problème, elle s'en rendait compte », confie-t-elle à Paris Match. « Pendant ces années d'anorexie, à l'Hôtel de Ville, les rapports entre Laurence, son père et l'entourage en général étaient un peu tendus" continue-t-elle.

Aujourd'hui, sa fille va beaucoup mieux et Bernadette Chirac se réjouit de passer les fêtes en famille.