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L’égoïsme n’a, généralement, pas bonne presse. Connoté négativement, ce mot fait peur et beaucoup d’entre nous n’osent pas faire d’eux une priorité de peur de passer pour égoïste et/ou égocentrique. Pourtant, l’égoïsme a ses vertus et il est important de se mettre d’accord sur cette notion. Il ne s’agit pas de se couper totalement des autres, de ne plus jamais rendre service ou de refuser d’aider quelqu’un qui en a besoin. Il s’agit surtout de ne pas s’oublier tout en étant disponible pour les autres. Voyons comment trouver l’équilibre au milieu de tout ça.


Qu’est-ce que l’égoïsme ?

Mettons-nous d’accord ! L’égoïsme, le vrai, est en effet à proscrire. Comme Christophe André nous le rappelle souvent dans ses ouvrages, l’égoïsme pur et dur nous conduit tout droit vers la solitude et l’isolement. Le Larousse définit ce mot comme suit : « Attachement excessif porté à soi-même et à ses intérêts, au mépris des intérêts des autres ». C’est le mot « excessif » qui pose problème et qu’il vaut mieux éviter. Mais si vous arrivez à trouver un juste milieu, votre vie en sera vraiment améliorée.

Certaines personnes ont tendance à se sacrifier au profit des autres et à totalement s’oublier en chemin. Cet excès-là n’est pas conseillé non plus. Mais celles et ceux qui donnent trop sont parfois tentés par l’autre face de la médaille du don de soi. L’indifférence et l’ingratitude que ces personnes perçoivent les poussent vers l’égoïsme mais c’est plus facile à dire qu’à faire.


Comment faire pour trouver le juste équilibre ?

  • Arrêter de se sacrifier : comme je vous le disais, les personnes tentées par la pente de l’égoïsme en arrivent là car elles sont dans le sacrifice d’elles-mêmes. Famille, amis, enfants, collègues, parents passent avant et bien avant elles ! Donc, inévitablement, un jour elles en ont marre. Pour éviter de sombrer dans l’égoïsme, il est important de se prendre en compte et de s’inclure dans sa liste des priorités.

  • S’accorder du temps : comme suite logique du point précédent, il est essentiel de s’accorder du temps. Une heure de sport, une heure de lecture, un week-end rien que pour soi,… Peu importe ! Mais il est important de penser à soi. De cette façon, l’écart entre ce que vous faites pour les autres et ce que vous faites pour vous se réduira et la pente de l’égoïsme aussi.

  • Faire les choses qui sont en accord avec soi : de fait, les personnes qui se sacrifient oublient de faire un point avec elle-même avant de se lancer dans un sauvetage ou de rendre service à quelqu’un. Demandez-vous donc toujours si ce que vous allez faire ne vous empêchera pas de faire quelque chose d’important pour vous.

  • Doser l’altruisme et l’égoïsme : le but de cette chronique est de vous aider à trouver l’équilibre entre altruisme et égoïsme. En effet, les deux sont nécessaires pour vivre heureux. Par exemple, il est nécessaire de savoir dire non aux choses qui vous déplaisent (égoïsme) et il est également nécessaire de rendre service (altruisme) pour se sentir utile. Ce sentiment est important pour chacun d’entre nous. L’important dans les deux cas est le respect. Le respect de soi et le respect de l’autre. Ce qui compte c’est de ne pas être 100% altruiste, ni 100% égoïste, vous l’aurez compris.


L’égoïsme, à quoi ça sert ?

© Esther Driehaus / Unsplash

Finalement, il est légitime de se demander quelles sont les vertus de l’égoïsme. Il faudrait que nous trouvions un autre mot pour définir ce que j’essaye de vous expliquer depuis le début de cet article. Nous pourrions parler d’égoïsme constructif ? Ou d’altruisme bien dosé ? Bref… Vous avez compris l’idée et c’est l’essentiel. Revenons donc aux vertus de l’égoïsme ! Vous le savez, on nous l’a beaucoup répété ces derniers temps, pour prendre soin des autres, il faut prendre soin de soi et donc être « égoïste » de temps en temps.

Être égoïste, permet de maintenir l’équilibre et de ne pas s’oublier. Je vous le dis souvent : tout est une question d’équilibre. L’égoïsme au sens strict du terme, n’est pas positif. En revanche, l’égoïsme mesuré qui permet de donner aux autres et de se donner à soi-même est indispensable.


La peur du jugement des autres

Très souvent, quand j’encourage les personnes que j’accompagne à penser un peu plus à elles, elles sont peur de ce que les autres vont penser ! « Je vais passer pour un(e) égoïste si je fais ça » répondent ces personnes. J’espère qu’en lisant ce texte vous aurez compris qu’il y a moyen de penser à soi sans oublier et rejeter totalement les autres. Aussi, les personnes qui vous jugent ne sont pas dans vos baskets. C’est vous, en votre âme et conscience, qui pouvez estimer si vous êtes égoïste ou si vous vous donnez simplement le droit de penser à vous, au moins autant que vous pensez aux autres.

Trouvez votre équilibre, continuez à aider les autres, à les soutenir et à leur venir en aide mais soyez aussi bienveillant avec vous-même. Vous verrez que tout le monde survivra et que vous vous sentirez bien mieux.

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