Relations À la veille de devenir papa, Thomas de Bergeyck a appelé le sien, Philippe, pour une longue conversation. Qui se poursuit ici…

Ce dimanche 9 juin, pour la première fois, ça va être sa fête. Papa d’un petit Léopold depuis janvier, Thomas de Bergeyck est pourtant toujours surpris quand il s’entend dire "mon fils". "Je ne suis pas encore tout à fait habitué, au bout de quatre mois", sourit-il, sous le regard bienveillant de Philippe, son paternel à lui. "Il y a un mois, pour la fête des mères, j’en ai pris la mesure pour ma femme, qui est maman pour la première fois elle aussi. Ça nous faisait tout drôle, surtout quand elle m’a dit "Dans un mois, c’est ton tour !" J’ai donc repensé aux colliers de nouilles, aux cendriers, etc." Interview croisée et entrecoupée de gazouillis d’un charmant bébé.

Philippe : "Thomas était le champion pour les colliers de nouilles ! En fouillant, je suis sûr que je pourrais retrouver des choses. Il adorait construire des crèches en pinces à linge. Et c’était bien fait, honnêtement. Pourtant, ce n’est pas un bricoleur ! Faire ces petits cadeaux, c’était son truc et j’avoue que je me suis parfois demandé ce que j’allais en faire. Mais sentimentalement, je ne pouvais pas les jeter."

Thomas : "Ma passion pour les constructions en pinces à linge est venue de là, d’un cadeau que j’avais dû faire pour la fête des pères. J’en achetais plein au Delhaize, mais plein. Ça coûtait 58 francs pour un énorme paquet. J’ai appris à faire plein de trucs : des petites maisons, des chaises à bascule…"

Il vous récitait des poésies, aussi ?

Philippe : "J’ai des vieilles reliques de ça également dans mes armoires. J’ai d’ailleurs retrouvé il y a quelques jours à peine dans un tiroir un petit mot qui date d’avant qu’il aille à l’école. Il avait plus ou moins appris à écrire et il me disait "Merci beaucoup papa pour mon cartable". C’était plein de charme et plein de fautes."

Thomas : "C’était un immense cartable en cuir. Je n’en ai pas changé durant toutes mes primaires ! Pour revenir sur l’émotion d’être père, il y a quelques semaines, à la radio, j’entendais un sujet sur un petit garçon qui déclamait un poème pour la fête des mères. Il disait, en substance qu’il aurait voulu lui faire tous les cadeaux du monde mais comme il ne pourrait jamais tous les prendre et les lui donner, il était certain que le plus beau cadeau, c’était lui… J’en ai eu les larmes aux yeux dans ma voiture. Je n’aurais jamais pleuré pour un truc comme ça, avant."

C’est le fait d’être père qui a tout changé ?