Dans certaines équipes de football, le sexe est banni le temps de la Coupe du Monde. Une restriction qui concerne entre autres nos Diables... Est-ce vraiment une bonne idée?

La controverse est cyclique. Tous les quatre ans, des sélectionneurs se demandent s'il ne vaut mieux pas interdire les relations sexuelles à leurs joueurs durant le Mondial. Cette année encore, le débat est lancé, mais certains n'y échapperont pas. Pas de sexe donc pour les Mexicains, les Bosniens et nos Diables Rouges ! Les Américains, par contre, seront entièrement libres sur la question. D'ailleurs le coach des Etats-Unis Jürgen Klinsmann justifie son choix: "Nous sommes très décontractés dans la façon dont nous abordons les choses. Les familles peuvent venir à peu près tout le temps, elles seront aux matchs, elles peuvent venir à l'hôtel et nous pouvons faire des barbecues ensemble. Je pense que chaque nation est différente. J'ai joué dans différents pays où vous n'avez pas votre copine ou votre femme pendant deux mois. C'était plus la méthode italienne quand je jouais là-bas. Chaque équipe et chaque pays gère différemment en fonction de sa culture", explique-t-il à Fusion TV. Cela dit, il respecte et comprend l'approche mexicaine...

Les joueurs mexicains auront donc moins de chance que leurs voisins américains cette année. Leur manager, Miguel Herrera a clairement déconseillé les galipettes le temps de la compétition: "Si un joueur ne peut pas supporter un mois ou 20 jours sans avoir de rapports sexuels, alors il n'est pas prêt à être un professionnel. Nous jouons la Coupe du monde, nous n'allons pas à une fête. Il y a des gens qui arrivent vierges au mariage et qui tiennent 20 ou 25 ans. Alors, par pitié, 40 jours ça ne va tuer personne", justifie-t-il. Du côté de la Bosnie, la réponse est encore plus claire: "Non, il n’y aura pas de sexe chez nous au Brésil, les joueurs feront avec leurs propres moyens. Il y a toujours la masturbation !", conseille très sérieusement Safet Susic.

Par contre, on évitera de trop s'étendre sur les frasques de Rocco Siffredi. Le roi du porno a décidé de rester chaste durant le Mondial pour soutenir la Squadra Azzura. Pour lui, l'orgasme occasionné par la victoire des Italiens en 2006 était bien plus puissant que les « milliers » d'orgasmes de sa carrière... Une petite pause ne lui fera sans doute pas tort.

Pas de sexe pour nos Diables... au début

La fièvre de la concentration ultime atteint également notre pays. En décembre dernier, notre Marc Wilmots national annonçait que les femmes et enfants des Diables n'étaient pas les bienvenus au Brésil durant le premier tour du Mondial. "Cela n'amène que des problèmes", a-t-il expliqué. "Je ne le veux pas car les joueurs doivent se préparer dans le calme le plus complet. Si leur famille vient, ce n'est pas possible, on l'a vu en 1994 aux Etats-Unis. De nombreuses choses s'étaient alors mal passées". Par contre, si (et ils vont le faire!) nos joueurs tiennent le coup jusqu'aux demi-finales, coach est d'accord pour revenir sur ses recommandations: "Si nous tenons jusqu'au bout, j'examinerai ce qui est possible, mais jusqu'à la demi-finale je ne veux voir personne. Cela devrait représenter environ 20 à 24 jours sans femme, ce n'est pas insurmontable, non? ".

Le sexe oui, mais avec modération...

Du côté de l'équipe de France, Didier Deschamps n'est pas contre, mais il invite les Bleus à la modération: "Je ne suis pas médecin, je suis sélectionneur! Certaines compagnes de joueurs viendront et pourront voir leur mari. Après, tout dépend quand, comment et combien. Tout dépend où tu places le curseur". D'ailleurs, cette année, L'entraîneur du Brésil, Luiz Felipe Scolari, est bien moins catégorique que lors des précédentes Coupe du Monde... Peut-être a-t-il compris, après deux éditions sans ramener la Coupe au pays, qu'interdire les « rapoorts » à ses joueurs n'était pas le meilleur des remèdes, d'autant que cette fois, il sont sur place. Mais, « Big Phil » suggère tout de même un équilibre: "Le sexe normal, ok. L'idée, c'est de ne pas trop s'envoyer en l'air au sens strict du terme. En général, ça se fait de façon équilibrée. Mais parfois, en fonction de la manière, de la forme, certains se retrouvent à faire des acrobaties. Et ça, je ne veux pas! "

Sexe et sport de haut niveau, compatibles?

Cette question est loin d'être récente. Déjà, Platon conseillait aux athlètes des Jeux olympiques d'éviter les relations sexuelles dans un soucis de performances. Mais depuis, des travaux scientifiques ont conclu que rien ne prouve l'impact négatif ou même positif des « galipettes » sur les résultats sportifs. Après plusieurs expériences, les chercheurs n'ont pas trouvé de corrélation entre le rapport sexuel et la consommation des testostérones. Par contre, l'effet psychologique de cette activité n'est plus à démontrer. On le sait, « faire l'amour » apporte un certain bien-être qui aide à lutter contre le stress, un fléau pour certains sportifs de haut niveau.

Bref, certains auront donc plus de chances que d'autres lors de la Coupe du Monde... Il sera toujours temps d'analyser les résultats après l'événement.