Le principe de la « slow food », on connaît. Mais le « slow sex », c'est quoi?

La tendance commence à se répandre, principalement aux Etats-Unis. En fait, comme son nom l'indique, il s'agit de ralentir, d'apprécier le moment érotique, d'en prendre pleinement conscience. Porté par le sociologue italien Alberto Vitale, le « slow sex », c'est tout le contraire du câlin express avant de se coucher. Il prône l'art de faire l'amour...

Rien n'empêche évidemment la spontanéité et les petits « quickies » de temps à autre, mais parfois, il est juste bon de laisser le désir monter, d'être entièrement présent à soi et à l'autre, en oubliant l'idée de performance, en se concentrant sur l'instant et pas sur le résultat comme l'orgasme. Dans son livre Eloge de la lenteur, Carl Honoré explique qu'il faut en moyenne 20 minutes aux femmes pour atteindre leur pic d'excitation, contre dix pour les hommes. Et pourtant, l'acte sexuel (sans les préliminaires) dure en moyenne 7,3 minutes, selon le Dr Irwin Goldstein. Difficile donc dans ces conditions d'être entièrement comblé, surtout chez les femmes qui prennent plus de temps à atteindre le 7e ciel. Mais décider de ralentir, c'est une chose, y arriver, en est une autre. Quelques conseils...

On évite d'être dérangé

On coupe tout, on éteint tout. Plus de téléphone, de télévision, de musique (avec paroles). Pour les parents, on s'offre un (e) baby-sitter pour n'avoir à s'occuper de personne d'autre que de soi et de son partenaire.

On évacue

On se concentre sur soi et sur l'autre et surtout, on évacue les pensées parasites telles que « ai-je fermé le frigo? », « j'ai oublié d'acheter du papier toilette! », etc.

On crée l'ambiance

Le lit doit être parfaitement fait, accueillant (et les draps tout neufs, c'est mieux). On aère la chambre avant. Ensuite, pour celles et ceux qui apprécient, on sort les bougies, les huiles parfumées, etc.

On oublie l'orgasme

Souvent, c'est l'obsession d'un moment sexuel. Cette fois, il est important de ne pas y penser, de ne pas le concevoir comme le but de l'acte amoureux. C'est le chemin pour y arriver qui compte... Rien de plus agréable que de se laisser surprendre par le plaisir ultime.

On explore

On explore les zones érogènes de son partenaire, on s'y attarde pendant qu'il fait de même. On se perd, on se balade, on fait des détours, on masse. Ainsi, on remarquera qu'il n'y a pas que les parties intimes pour faire grimper le plaisir... mais aussi, la nuque, l'intérieur des cuisses, les lèvres, les oreilles, les poignets, la partie du ventre juste en dessous de la poitrine, etc.