Le désir chez les femmes varie au fil de son cycle menstruel. Pour bien aborder sa sexualité, il faut connaître les moments de haut et de bas.

On apprenait la semaine dernière grâce à une enquête du collectif Nous toutes en France et un sondage commandé par Amnesty International et SOS Viol que le consentement est encore une affaire très floue pour beaucoup de personnes. Une question d’autant plus interpellante chez les jeunes sondés. On y apprend en effet qu’un tiers d’entre eux estime que l’on ne peut pas parler de viol si une personne ne dit pas explicitement "non". Pourtant, dès le moment où le partenaire est forcé d’avoir un rapport sexuel, il n’y a pas de consentement. Le simple fait de ne pas avoir envie est une marque de négation. Et l’absence de désir peut arriver régulièrement. Chez les femmes, la libido varie bien souvent au gré de son cycle menstruel. Alors, dans un couple, pour aborder la sexualité sereinement sans avoir l’impression de se forcer ou de forcer l’autre, mieux vaut connaître les moments où le désir sera le plus présent.

Une question d’hormones

La libido est influencée par plusieurs facteurs, tantôt hormonaux, tantôt contextuels. Il est bien évident que le lieu, le moment de la journée, l’état d’esprit et la fatigue influencent notre désir de s’adonner à une partie de jambes en l’air. Mais les hormones ont aussi en partie un rôle à jouer dans notre humeur et il faut le savoir. Testostérone et œstrogènes ont tous les deux un impact sur la libido féminine. Or, en fonction de l’avancement du cycle menstruel, le corps féminin ne fabrique pas l’une et l’autre de la même façon, ce qui explique que la libido suive, elle aussi, le rythme des soubresauts de ce phénomène cyclique.

De manière générale, et comme la nature est bien faite, la libido sera plus forte lors de la phase d’ovulation et des quelques jours qui la précèdent, due à l’augmentation du taux d’œstrogènes dans le corps. Une hormone qui permet de stimuler la lubrification. Après l’ovulation et jusqu’à l’apparition des règles, la femme rentre dans la phase dite "lutéale". Pour certaines femmes souffrant du SPM (syndrome prémenstruel) cette période voit apparaître des symptômes physiques et/ou psychiques. Il est souvent synonyme d’humeur changeante, de trouble de l’appétit, de douleurs, de tensions mammaires et de ballonnements qui plombent l’état général. La libido, sans surprise, suit cette baisse de vitalité.

Pour certaines femmes, les règles sont aussi un moment où la libido est bien présente. Au milieu de la semaine qui est généralement ignorée parce que "sale", le taux d’œstrogènes remonte peu à peu et explique pourquoi certaines femmes ressentent un désir fort. Davantage encore pour celles qui prennent la pilule et pour qui l’arrêt de la contraception signifie un taux d’œstrogènes qui remonte en flèche. De manière générale, les changements hormonaux comme la ménopause, la grossesse, l’allaitement, la prise de la pilule sont autant de facteurs qui peuvent entraîner une baisse de la libido.

Vous l’aurez compris, il y a des tas de facteurs qui déterminent le désir féminin, alors avant de penser qu’il y a quelque chose qui cloche si vous n’avez pas envie de faire l’amour, écoutez plutôt votre corps. Il a toutes les raisons pour agir sur votre désir.