Relations
Aucun cas de comportement agressif ne doit rester non signalé ni impuni. Et la victime doit être écoutée et prise en charge.


Suite à une enquête de l'IDEWE menée sur deux ans et 45.000 travailleurs, on a pu s'apercevoir que la violence n'épargne pas le monde du travail : 1 travailleur sur 9 est concerné par des insultes, des menaces avec violence physique ou des agressions physiques . Et si ce sent les secteurs de la construction, des autorités et de l'industrie qui sont les plus touchés en interne (58,3 % des cas rapportés de comportement agressif), ceux des soins de santé et de l’enseignement sont davantage victimes de comportements agressifs externes (64,9 % et 57,4 %).

Nous avons demandé aux spécialistes du groupe IDEWE, spécialisé dans la prévention et le bien-être au travail de nous lister les comportements à adopter devant ces comportements agressifs si l'on est témoin ou supérieur hiérarchique dans une entreprise. La victime, quant à elle, a toujours intéreêt à signaler l'événement à son supérieur.

Si vous êtes un collègue

  • Si l’un de vos collègues a été victime d’une agression, prêtez-lui une oreille attentive sans porter de jugement. Sachez que chaque personne vit une agression de manière différente, si bien que la réaction de votre collègue peut se distinguer de la vôtre.

  • Demandez aussi à votre collègue comment il va dans les semaines qui suivent l'incident, et soyez attentif aux signaux qui indiquent que l'incident n'a pas encore été digéré. Si vous captez de tels signaux, parlez-en à votre collègue et sondez-le pour savoir s'il souhaite bénéficier d'un suivi (professionnel).

  • Si votre collègue est absent pendant une certaine période, gardez le contact. Vous lui montrez ainsi votre sollicitude et votre soutien, et il lui sera dès lors plus facile de reprendre le travail.

Si vous êtes le supérieur de la victime

  • Planifiez le plus vite possible un entretien si l'un de vos travailleurs a été confronté à un incident impliquant une agression au travail.

  • Laissez le temps au travailleur de relater son histoire. Demandez-lui comment il va et sondez ses besoins spécifiques. A-t-il par exemple besoin d'une période de repos ou veut-il au contraire immédiatement se remettre au travail ? Tenez-en compte dans la mesure du possible.

  • Assurez un suivi : demandez après quelques semaines ou même quelques mois comment va le travailleur, surtout après des cas graves d'agression.

  • Discutez des incidents impliquant une agression lors des réunions d'équipe, afin de tirer des leçons des expériences vécues.

La direction doit aussi agir

  • En faisant clairement savoir que l'agression n'est pas tolérée, qu'elle provienne de personnes internes ou externes. En appliquant une tolérance zéro à l’égard des comportements agressifs. En intégrant la politique adoptée au règlement d’ordre intérieur de l'entreprise.

  • En faisant savoir aux travailleurs que chaque cas d’agression est pris au sérieux et en nommant clairement la personne cers qui se tourner pour signaler un cas d’agression