Culture and Media Institute a recensé la violence parmi les cinq champions du box-office américain de cette semaine. Édifiant…

HOLLYWOOD Après la tuerie de Sandy Hook, de nombreuses stars de cinéma avaient participé à un clip pour demander au gouvernement américain de prendre des mesures pour endiguer le fléau des armes. Et cela a fait bondir les conservateurs. Qui estiment qu’Hollywood ferait mieux de balayer d’abord devant sa porte.

Histoire de donner plus de poids à cette vision des choses, ils ont demandé au Culture and Media Institute de recenser tous les actes de violence dans les cinq films en tête du box-office cette semaine. À savoir Zero Dark Thirty, A Haunted House, Gangster Squad, Django Unchained et Les Misérables . Donc, un film d’espionnage sur la traque de Ben Laden, une parodie de film d’horreur, un film de gangsters ultraviolent, un western et une comédie musicale.

Les résultats sont jugés “particulièrement inquiétants” par l’institut puisque sur les cinq films, il y a une comédie musicale et une comédie ”.

Le rapport dénombre 65 scènes durant lesquelles 185 personnes sont abattues, torturées à mort, brûlées vives, écartelées, explosées, bombardées. Et précise que le carnage aurait été encore bien plus lourd si Jack Reacher et Massacre à la tronçonneuse 3D s’étaient hissés dans le top 5 du box-office américain.

L’institut se déchaîne tout particulièrement sur deux films. Tout d’abord, Gangster Squad , responsable à lui seul de 65 décès à l’écran ! En juste 10 minutes, un homme est coupé, écartelé par deux voitures, un autre perd une main dans une bagarre en ascenseur et une tentative de viol est évitée de peu. Décevoir le Boss revient à se faire enfermer dans un ascenseur d’un building qu’on fait exploser ou être tué avec une foreuse dans la tête .”

L’autre long métrage le plus visé est Django Unchained , un western où l’on flingue à tout va. Ici, en plus du grand nombre de victimes, l’institut critique la stylisation ou la glamourisation de la violence, rendue fascinante pour les plus jeunes.

Des attaques très dures qui relancent l’éternel débat sur les films violents et leur rôle de défouloir ou de modèle. Que Tarantino et Kathryn Bigelow qualifient déjà de ridicules  : Parler de films alors qu’il y a eu de vraies victimes, ça manque totalement de respect.



© La Dernière Heure 2013