Voici les nouveaux sauveurs du monde

ENVOYÉ SPÉCIAL AUX ETATS-UNIS PATRICK LAURENT
Voici les nouveaux sauveurs du monde
©DR

A Hollywood, Jessica Alba y est surnommée Sky Angel...

NEW YORK Un visage lumineux, aux reflets mexicains (par son père), français et danois (par sa mère). Et une étonnante allergie au tissu qui pousse les cinéastes, d'une générosité proverbiale, à lui prêter quelques lambeaux de cuir (pour son rôle de strip-teaseuse dans Sin City) ou de dentelle à virer au moment de se transformer en femme invisible dans The Fantastic 4. Du haut de son mètre soixante-neuf et de ses 24 ans, Jessica Alba s'est déjà fait un nom dans la Mecque du cinéma. Où on la surnomme Sky Angel. Tout simplement... Bien moins timide devant les objectifs qu'à la ville, elle ne devrait pas tarder à en faire autant dans le coeur de nombreux cinéphiles. La nouvelle bombe d'Hollywood est en train d'exploser. Et cela va faire mal.

«A Hollywood, il faut s'imposer! Si vous vous comportez comme une oie malléable et sexy, il ne faut pas s'étonner qu'on vous prenne pour cela. On vous traite comme vous vous traitez vous-même. Il y a beaucoup de gens idiots dans le milieu du cinéma, qui ne s'intéressent qu'à votre physique et considèrent que vous êtes parfaite si votre corps l'est. Je ne suis pas dupe. Toute ma vie, on m'a parlé look, beauté. Comme mon père a la peau foncée et ma mère la peau blanche, mon frère et moi, nous n'avons jamais réussi à appartenir à un groupe. Nous sommes différents. La vie nous a obligés à relativiser la beauté. L'amitié, si difficile à acquérir, nous paraît plus importante. Ce qu'on montre dans les magazines, cela ne compte pas.»

Vous apparaissez pourtant souvent en couverture, assez sexy...

«Je ne suis pas vraiment en situation d'imposer mes vues. Chaque fois que je reçois un script, mon personnage doit se dévoiler. Je n'ai pas vraiment le choix. J'aimerais jouer dans de belles comédies, avec des dialogues au couteau. Pas une comédie idiote. Vous savez, je ne me réveille pas en me disant que j'ai un beau corps à montrer à la caméra! Je me lève en me lavant à l'eau froide! Dans ma famille, tout le monde a le sens de l'humour. J'aimerais pouvoir le démontrer à l'écran, même si cela me fait un peu peur, parce qu'alors, je ne répondrais pas à l'attente. J'ai une énorme confiance en moi, mais quand je joue, j'ai toujours peur de décevoir. Sur un plateau, je suis très à l'aise, mais je n'aime pas me trouver au centre de l'attention. J'aime la caméra, mais monter sur scène me terrifierait. C'est pour ça que je suis attirée par le rôle de la femme invisible...»

Vous avez d'autres points communs avec votre personnage?

«Oui. J'ai toujours été solitaire et mature, plus attirée par les personnes plus âgées que moi. De même, dans les conflits, j'ai souvent joué le rôle de médiatrice, pour calmer les deux parties. J'ai une personnalité apaisante. C'est comme ça.»

Quelle était l'ambiance sur le plateau? Il paraît que vous n'aimez pas l'autorité...

«C'est vrai, je ne l'aime pas. Quand vous êtes enfant, votre opinion ne compte pas: c'est insupportable. Tout le monde a droit au respect. Cela, mon père me l'a appris par l'exemple. Il est très éthique et m'a appris à travailler dur. Sur un plateau, c'est différent: je fais le job tel qu'on me le demande. J'étais la seule femme du film, mais tous les autres étaient polis, respectueux. A l'écran, nous formons une famille pleine de dysfonctionnements, mais en dehors des studios, on s'entendait vraiment bien. Personne n'avait d'ego. Et ça, c'était super.»

© La Dernière Heure 2005


Les Quatre Fantastiques
NEW YORK C'est fou le nombre de malfaisants prêts à détruire la Terre. Ou réduire les citoyens du monde libre, gavés de pop-corn et de hamburgers, à l'état humiliant de serviteurs zélés non rémunérés. C'est bien simple: sans Batman, Superman, Spider-Man, Daredevil et les X-Men, on se demande comment on pourrait encore regarder tranquillement le foot à la télé une bière à la main ou s'empiffrer de nachos devant un écran de cinéma, événements sans lesquels il n'est pas de dignité concevable.

Comme on n'est jamais trop prudent, les USA nous envoient non pas un mais quatre nouveaux sauveurs de la planète. Même pas - fait étonnant - apparentés à la famille Bush!

Capables de tous les exploits

Quatre superhéros malgré eux, dotés de superpouvoirs (par principe, tout est toujours super dans ce cas-là) depuis leur irradiation dans l'espace: Red, plus extensible que le prix de l'essence et Elastigirl réunis; Ben, un colosse au look de rocher; Johnny, qui fait feu de tout bois et Sue, véritable publicité ambulantes pour les carrières scientifiques transformée - ça, ce n'est pas juste... - en femme invisible (enfin, pas tout le temps: les producteurs n'allaient quand même pas manquer une occasion de déshabiller Jessica Alba). Ensemble, ils forment les Quatre Fantastiques. Capables de tous les exploits héroïques. Cela va devenir compliqué pour les méchants de poursuivre leur programme de destruction massive. Seul un affreux savant (forcément fou) ne l'a pas encore compris. Tant pis pour lui...

Très populaire aux USA depuis son apparition cartoonesque en 1961, le quatuor s'apprête à conquérir le monde grâce à la caméra de Tim Story. Son plus grand atout: ne pas se prendre au sérieux. Chamailleurs, emportés, les quatre amis assument leur statut à contrecoeur, sans laisser leurs dons empiéter sur leur personnalité. Et cela fait tout leur charme. Leur humour sauve en effet une intrigue assez plate, prévisible, et une mise en scène... superclassique (loin de la recherche graphique de Sin City) axée avant tout sur les effets spéciaux (très réussis), les cascades et le divertissement tel qu'on le conçoit à Hollywood. C'est-à-dire spectaculaire. Rien de révolutionnaire dans tout ça. Mais pour se distraire gentiment dans la bonne humeur, sans se prendre la tête, quelle (super) efficacité !

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