On en redemande en-gore!

F. S.

Land of the Dead. Le nouveau volet de la saga des morts-vivants. De l'horreur en forme de satire sociale...

BRUXELLES Sorti dans les salles mercredi, Land of the Dead marque le grand retour de George Romero à son genre de prédilection. Auteur du mythique La nuit des morts vivants en 1968 et de ses deux suites (Zombie en 1979 et Le jour des morts en 1985), le cinéaste ajoute un quatrième opus à sa saga. Cette fois, les humains qui survivent sont rangés en deux clans: d'un côté, les riches, qui vivent retranchés dans leur tour d'Ivoire (au propre comme au figuré) et, de l'autre, les pauvres, qui tentent de survivre en rue. Mais lorsque les zombies décident de passer à l'attaque, ce ne sont pas les plus nantis qui s'en sortent forcément...

On l'aura compris, comme toujours avec Romero, l'horreur est utilisée comme une forme de métaphore sur notre société. Zombie, où les survivants étaient repliés dans un centre commercial, dénonçait la société de consommation, tandis que Le jour des morts s'en prenait à l'armée. Cette fois, c'est l'Amérique de Bush, celle des inégalités sociales et de la peur des terroristes, qui est dans la ligne de mire. Dans le rôle du leader des riches, Dennis Hopper livre une composition étonnante qui évoque Donald Rumsfeld (bien que le comédien, devenu républicain, s'en défende!).

Mais, au-delà de la satire sociale, Land of the Dead reste bien sûr avant tout un film d'horreur bien saignant. Et, sur ce plan, les fans du genre en auront pour leur argent: corps démembrés, intestins arrachés, crânes qui éclatent. Avec une mention spéciale pour le piercing arraché par un zombie affamé. Attention, ça fait mal! En tout cas, de l'horreur comme ça, on en redemande en-gore. A condition d'avoir le coeur bien accroché...

© La Dernière Heure 2005

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