Deux McGregor pour le prix d'un

D. Dep.
Deux McGregor pour le prix d'un
©DR

The Island. Du clonage au sens... propre
BRUXELLES Après les succès commerciaux d' Armageddon et de Pearl Harbor, le réalisateur Michael Bay a choisi d'abandonner son producteur fétiche Jerry Bruckheimer au profit de Dreamworks, la société que dirige un certain Steven Spielberg!

The Island nous projette dans un avenir pas si lointain. Sans qu'on sache pourquoi, notre bonne vieille planète a été détruite par un cataclysme et les derniers survivants de la race humaine vivent désormais dans un vaste complexe complètement aseptisé où, à l'abri des contamination, ils doivent repeupler l'unique endroit de la terre resté intact: une île décrite comme paradisiaque. Mais voilà, on n'y accède qu'au compte-goutte et l'un des hommes nommé Lincoln Six-Echo commence à s'impatienter. Il n'est pas le seul à soupçonner que derrière toute cette organisation se cache quelque chose de bizarre. Et il n'a pas tort, car à l'image de ses congénères, il n'est que le clone d'un être parfaitement humain vivant réellement dans un monde qui... existe toujours!

La première moitié du film renoue avec le cinéma de science-fiction classique du style La planète des Singes et Soleil Vert, tandis qu'on bascule ensuite carrément dans le film d'action hollywoodien contemporain avec toute la surenchère de cascades et d'effets spéciaux, et, pour couronner le tout, un final directement inspiré par la saga James Bond.

Bref, on peut réellement parler de... clonage, car la véritable originalité n'est pas au rendez-vous. On reste ainsi à des années lumière de Blade Runner, le chef-d'oeuvre du genre. Il faut pourtant reconnaître que The Island permet de passer un bon moment de détente, grâce notamment à l'excellent Steve Buscemi qui incarne celui qui aide à s'évader Ewan McGregor (le seul qui se dédouble...) et la frêle Scarlett Johansson.

Le film sur Cinebel

© La Dernière Heure 2005

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