Touche pas à mon flingue

D. Dep.

Dear Wendy. Un western germano-danois
BRUXELLES Réalisateur du très surfait Festen, le Danois Thomas Vinterberg et son vieux complice Lars Von Trier se sont à nouveau réunis pour nous mettre en boîte ce Dear Wendy qui échappe à tout genre identifié.

Dans une petite ville américaine qui paraît issue en droite ligne d'un western, Dick, un jeune homme très à cheval sur les principes, fonde un club baptisé Les Dandys, dont l'objet est la maîtrise des armes à feu. Entendons par le mot maîtrise l'utilisation scientifique mais totalement pacifique des revolvers et autre pistolets. Le club n'accueille d'ailleurs que des non violents et non délinquants. L'arrivée du fils de l'ancienne gouvernante de Dick va faire évoluer les choses d'une manière nettement moins calme. Les armes qui n'avaient jamais quitté le stand du club vont bientôt servir à un tout autre usage, au grand dam du shérif local qui va devoir faire appel à tous les renforts...

Dear Wendy est une sorte d'allégorie contre l'usage des armes à feu, et constitue dès lors une pièce à conviction très intéressante dans le vieux débat qui divise toujours le peuple de l'Oncle Sam. Ce qui est drôle, c'est que le film a été entièrement tourné en Europe (au Danemark et en Allemagne pour être précis), ce qui nous rappelle la gloire éphémère - et souvent regrettée d'ailleurs - des meilleurs westerns-spaghetti. On en retrouve un peu l'ambiance épurée et la mise en scène stylisée. Mais Vinterberg n'est pas Sergio Leone et à défaut d'une bande sonore signée Ennio Morricone, on doit se contenter des vieux tubes des Zombies.

En dépit d'une voix off un peu lourde, l'ensemble garde une évidente originalité grâce également au jeu des jeunes comédiens brillamment emmenés par Jamie Bell (Billy Elliot) et chapeautés par Bill Pullman.

Le film sur Cinebel


© La Dernière Heure 2005

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