"Nous n’aurons plus de Galabru, c’est dommage !" (PHOTOS)

Les acteurs et réalisateurs pleurent un "immense acteur".

L.C.C.

Les acteurs et réalisateurs pleurent un "immense acteur".

À la radio, à la télévision et sur les réseaux sociaux, les hommages à Michel Galabru se succèdent. Toutes les générations de cinéphiles et téléspectateurs ont été marquées par l’entrain et la présence de l’acteur.

Les personnes avec qui il a travaillé le saluent et se souviennent de lui avec une immense tendresse et un sourire sur le visage.

En 1977, la cérémonie des Césars couronne le travail de Michel Galabru dans Le Juge et l’assassin . Il était dirigé par Bertrand Tavernier. "Dès le premier plan, j’ai compris que j’avais affaire à un homme blanc comme neige, neuf, dans l’émotion, la cocasserie, dans l’instantané, il était au cœur et savait le traduire de manière surprenante", explique le cinéaste dans une longue tribune publiée sur le site du HuffingtonPost.

S’il a fait rire, Michel Galabru pouvait également se montrer sous un autre jour à l’écran ou sur les planches. Le réalisateur et scénariste français refuse qu’on ne parle du comédien uniquement à travers les comédies et des petits rôles. " Il ne s’est pas cantonné aux seconds rôles et aux comédies populaires, comme on l’entend parfois. Cassons cette image-là, elle est erronée", écrit-il. "Il a été formidable dans des rôles très sérieux comme celui de L’Été meurtrier de Jean Becker, de Section spéciale de Costa-Gavras, de Confidences pour confidences de Pascale Thomas."

Au-delà du comédien, c’est avant tout la disparition de l’homme que le réalisateur pleure. "Il était un homme que j’adorais. On pouvait parler avec sérieux et rire la minute d’après. Il était génial sans ostentation, sans publiciser son propre génie." Bertrand Tavernier conclut avec des mots simples : "Un homme formidable, assurément."

Les papys résistent

Martin Lamotte a donné la réplique à Michel Galabru dans Papy fait de la Résistance . Ils ont récemment tourné ensemble dans la série Nos chers voisins. Il se souvient surtout des heures passées à rire avec son comparse. " Il pouvait parler des heures, il faisait rire tout le monde. Il était d’une gaieté éton­nante", dit-il lors d’un entretien accordé à BFMTV. "Tous les jours, il racontait des blagues à pleurer de rire."

Interrogé par LCI, Jean-Pierre Mocky, lui, se souvient avoir "fait six films avec lui. C’était un homme formidable. J’ai encore mangé avec lui il n’y a pas si longtemps. Ça me fait beaucoup de peine. Après Serrault, après Poiret, après Darry Cowl, c’est la disparition d’une catégorie d’acteurs qui n’existent plus. Nous n’aurons plus de Galabru, c’est dommage !"

Il a indiqué que le comédien avait été fort affecté par le décès de son épouse, Claude, quelques mois auparavant.

L’autre Claude

Le surnom "Ma biche" lui colle à la peau depuis les films Les Gendarmes. Claude Gensac a, elle aussi, côtoyé Michel Galabru. Elle a commencé à travailler à ses côtés dans les années soixante. Contactée via son attachée de presse, la comédienne de 88 ans, "trop affectée par la disparition de Michel Galabru", n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

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