R.I.P. Rambo

Sylvester Stallone renonce définitivement à interpréter son personnage fétiche.

P. L.
R.I.P. Rambo

Sylvester Stallone renonce définitivement à interpréter son personnage fétiche.

Rambo n’est pas tombé au champ d’honneur, comme on pouvait le supposer. L’invincible soldat américain, capable d’arracher des têtes à mains nues ou de vaincre des armées à lui tout seul, a rendu l’âme dans son sommeil. De vieillesse, tout simplement.

Sylvester Stallone, qui lui prêtait ses traits et (surtout) ses muscles depuis 1982, a annoncé la nouvelle dans une interview au magazine spécialisé Variety. "Le cœur est partant, mais le corps dit : Reste à la maison ! C’est comme un boxeur qui veut remonter sur le ring pour un dernier round et se fait tabasser. Il faut laisser ça à quelqu’un d’autre."

Les producteurs, en dépit des chutes de recettes (113 millions de $ pour le dernier volet en 2008, contre 125, 189 et 300 pour les trois précédents), ont tenté vainement de le faire changer d’avis. "Quand ils m’ont demandé de tourner un nouveau Rambo, je leur ai répondu : Si je ne peux pas faire mieux que la fois précédente, et je ne peux pas, à quoi bon ?"

Il ne participera donc pas non plus à la série télé dont la vedette sera le rejeton de Rambo. Et se montre même assez sceptique quant à ses chances de séduire le public. "Je ne veux pas dénigrer mais c’est très délicat d’essayer de remplacer un personnage par son fils. J’ai vu le fils de Flicka, le fils de Tarzan, le fils de King Kong, le fils de Godzilla. C’est un postulat de base très difficile."

Finalement, à l’en croire, Sylvester Stallone serait très heureux de la manière dont se sont terminées les aventures de Rambo. D’ailleurs, dans son for intérieur, il savait en 2008 qu’il lui disait adieu. "Vous savez quand vous réalisez qu’il n’y a plus rien à offrir ? J’étais très satisfait que ce film d’action parle de la situation en Birmanie. Cela pointait du doigt les événements de l’actualité, à savoir une guerre civile, la plus longue de l’histoire, qui durait depuis 65 ans à l’époque. C’était si brutal, comme toutes les guerres civiles, que j’ai été choqué de voir que mon film n’était interdit qu’aux moins de 17 ans non accompagnés. Je n’avais voulu faire aucun compromis. Je me disais : C’est probablement le dernier film décent de ce genre que je vais porter sur mes épaules. Après son tournage, je n’ai plus jamais ressenti la même volonté d’en faire un autre."

R.I.P. Rambo.

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