Wonder Woman relookée (PHOTOS)

Enfin une superhéroïne féministe dans le monde macho des superhéros.

Patrick Laurent

Enfin une superhéroïne féministe dans le monde macho des superhéros.

L’ère des gros machos tout en muscles dont tombaient follement amoureuses des bécasses aussi mignonnes que jeunes est bien fini. Même pour les immuables superhéros. Critiqué pour son manque de diversité (et pas seulement au moment des Oscars), Hollywood est mis sous pression de toutes parts et les sauveurs de la planète ressemblent de moins en moins à Bruce Willis et de plus en plus à des sauveuses.

Après les nouvelles stars Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence dans Hunger Games) ou Tris (Shailene Woodley dans Divergente) ou La Veuve Noire (Scarlett Johansson dans Avengers), voici le retour d’une vieille connaissance, Wonder Woman. Qui n’a plus grand-chose de comparable avec sa version kitsch des années 70.

Tout comme Batman et Superman, la princesse amazone a subi un solide lifting avant de revenir sur les écrans. Oubliez le short moulant étoilé, le top rouge ringard et la coiffure digne des Drôles de dames de Lynda Carter dans la série télévisée. Désormais, Diana Prince (de son vrai nom) porte des cuissardes en cuir et une robe mini mini de la même matière qui lui colle à la peau. C’est sûr qu’à part dans les clubs discos, la tenue arborée par Gal Gadot va nettement plus faire rêver.

Mais qu’on ne s’y trompe pas. Le look est beaucoup plus sexy, mais Wonder Woman reste avant tout une guerrière (elle est même considérée comme la plus léthale de toute la galaxie DC Comics) et une figure marquante du féminisme.

Lorsqu’il la crée en 1941, le psychologue William Moulton Marston se fixe un objectif clair : en faire l’égal de Superman et offrir aux jeunes filles un modèle de femme forte, indépendante, patriotique (il faut soutenir l’effort de guerre) et qui tient tête aux hommes. Mieux même : elle possède des vertus que peuvent lui envier ses collègues masculins. Son seul credo, c’est la vérité. Sans souci d’intérêts économiques ou de stratégies politiques. Et son lasso doré constitue un précieux atout pour arriver à ses fins.

"Nous allons voir son passage à l’âge adulte, son histoire, sa mission", explique Gal Gadot. Mais avant d’être à la tête de son propre film en juin 2017, Wonder Woman va jouer un rôle clé dès le 23 mars dans la lutte qui oppose deux icônes dans Batman v Superman : L’aube de la justice. Vu les discriminations dont sont toujours victimes les femmes, il était temps qu’une superhéroïne entre en action.

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