Daniel Radcliffe: "Harry Potter, c’est fini"

Palme de la gentillesse à Daniel Radcliffe, honoré à Deauville dans le cadre du Jeune Hollywood.

Isabelle Monnart, envoyée spéciale à Deauville
Daniel Radcliffe: "Harry Potter, c’est fini"
©AFP

Palme de la gentillesse à Daniel Radcliffe, honoré à Deauville dans le cadre du Jeune Hollywood. C’est probablement l’acteur le plus généreux, le plus poli et le plus délicieux qu’il nous ait été donné de rencontrer en deux décennies à Deauville. Disponible pour ses fans - il a passé, au bas mot, deux heures à signer des autographes et faire des selfies -, il a ces mots magnifiques quand on le lui fait remarquer : "Dans ce genre de manifestation, de quelle manière pourrais-je me montrer plus utile ?"

Car Daniel Radcliffe le sait, il doit tout à Harry Potter. Et si certains sont venus voir celui qui a joué dans Imperium (film présenté à Deauville) ou dans Obsession meurtrière, le (très) gros de la troupe était là pour applaudir celui qui, dès 2001, les a fait rêver dans le costume du petit sorcier. "Certaines personnes pensent que j’en ai marre de parler encore et encore d’Harry Potter", sourit-il. "Mais c’est faux. Je sais ce que je lui dois. Je vis avec lui depuis l’âge de dix ans. Grâce à ce personnage et à ces films, j’ai rencontré des gens passionnants, inspirants. Acteurs comme techniciens."

Pour autant, et en dépit d’une rumeur persistante, il ne compte pas reprendre le rôle d’Harry Potter dans les films que la Warner serait en train de préparer. "Je ne ferme jamais la porte sur rien", dit-il. "Mais je pense aussi que certaines choses doivent être laissées intactes…" Il cherche ses mots, ne voulant alimenter aucune autre rumeur, ni allumer le feu d’une quelconque déception. "Pour faire une comparaison, quand on se lance dans des suites, il y a une chance pour que l’on fasse Star Wars, le réveil de la force, mais il y a aussi le risque que l’on fasse La menace fantôme, si vous voyez ce que je veux dire. Et je pense, je n’en sais rien, mais je pense, que le public sera très content de voir quelqu’un d’autre que moi jouer Harry. Même si cela pourra paraître étrange…" Oui, mais alors qui ? "Je pense qu’ils devraient engager le comédien qui joue dans la pièce, Jamie Parker. Surtout s’ils veulent tourner ces films rapidement - et je crois que c’est leur intention. Cela me semble un choix naturel et c’est un très bon acteur."

Que l’on parle avec Daniel Radcliffe de musique ou de littérature, on revient finalement toujours à… Harry Potter. Sur scène, lors de l’hommage qu’elle lui a rendu, Clémence Poesy racontait par exemple que pendant les tournages, dès le petit matin, au maquillage, Daniel faisait monter le son. "Vous savez, le matin, quand vous arrivez sur le plateau, à peine réveillé, vous avez besoin de quelque chose de… fort", plaisante-t-il. "C’est vrai que je n’écoutais pas Brahms, mais plutôt The Divine Comedy, que mon père m’avait fait découvrir. Aujourd’hui, ce serait plutôt les Sex Pistols et aussi un peu de hip-hop que j’ai appris à aimer."

Mais l’heure tourne et au terme d’une journée marathon, voici venir l’attachée de presse qui nous fait signe qu’il est temps de poser la dernière question. "Que pensez-vous du spin off d’Harry Potter qui sortira bientôt ?", demande un confrère allemand. Daniel Radcliffe sourit. Harry l’a encore rattrapé. Mais, poli et volubile, il se lance : "Les animaux fantastiques ? Je ne l’ai pas vu mais je suis très excité à l’idée de le découvrir. Je ne sais pas exactement de quoi il s’agit, ou ce qui va se passer dans ce film. J’ai vu la bande-annonce et ça a l’air super. En plus, Eddie Redmayne et Colin Farrell sont des acteurs que j’aime beaucoup. Mais je suis comme vous : impatient de le découvrir."

Trois autographes plus loin et quelques photos avec des enfants venus l’attendre, Harry Potter disparaît comme le magicien qu’il restera à jamais dans la tête de ses fans, toutes générations confondues.

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