Si Benoît Poelvoorde joue dans tant de films, c'est par "charité chrétienne"

Dans une interview au Parisien, Benoît Poelvoorde avoue tourner énormément de films uniquement "par charité chrétienne".

Si Benoît Poelvoorde joue dans tant de films, c'est par "charité chrétienne"
©DEMOULIN BERNARD

Dans une interview au Parisien, Benoît Poelvoorde avoue tourner énormément de films uniquement "par charité chrétienne".

Un bonheur ne vient jamais seul avec Benoît Poelvoorde. Doublement présent depuis mercredi sur les écrans (dans le formidable Raoul Taburin et dans le médiocre Blanche comme neige), il effectue du même coup son retour dans les médias. Ce qui se traduit systématiquement par des déclarations fabuleuses dont il a le secret.

Les propos tenus au Parisien valent assurément le détour. Mais jugez plutôt.

L’argent : "J’aurai toujours peur d’en manquer. C’est dans mes gènes : tu restes un plouc toute ta vie. Quand je pense à ma mort, le premier truc que je me dis, c’est que je dois mettre de côté pour ma femme."

Le travail : "Tourner m’empêche de dépenser de l’argent, de faire des conneries, de trop festoyer. Le travail m’oblige à une sorte de discipline. Je ne tourne pas pour gagner ma vie, mais pour m’empêcher de la perdre."

Les tournages : "Je suis les services sociaux du cinéma. Vous ne pouvez pas savoir le nombre de films que je fais par charité chrétienne. Un cinéaste qui vous propose un rôle, c’est comme quelqu’un à un bal qui fait l’effort de se lever et vous invite à danser… C’est délicat de dire non."

Les honneurs : "Non, aujourd’hui je m’en fiche complètement." Mais il reconnaît avoir pleuré quand il n’a pas décroché le César du meilleur acteur pour Podium, en 2005. "Je trouvais que je méritais beaucoup plus qu’Amalric, parce que moi, j’aurais pu faire Rois et Reines alors que je ne suis pas sûr qu’il aurait pu faire Cloclo."

Peinture : "J’avais déjà beaucoup de tableaux de moi, dont un où je suis en Christ. Moi qui n’ai pas d’enfant, donc n’aurai pas de descendance, j’adore l’idée que peut-être, dans 200 ans, quelqu’un, dans une salle de ventes, essaiera de savoir qui est le connard du tableau. Je ris de cette énigme que je vais laisser à l’Histoire et de ce mec qui dira : ‘T’as vu ? J’ai acheté une tête de con…’ Si quelqu’un voit cette toile, il faudrait qu’il inscrive derrière : ‘Ce con était un génie.’"

Pas besoin d’attendre 200 ans pour cela…

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