"Il faut sauver le soldat cinéma": voici les pistes envisagées pour préserver l'industrie du 7e art belge

Dans L'Écho, les directeurs fédéraux et regionaux d'aide au cinéma proposent quelques mesures pour sauver le 7e art belge.

"Il faut sauver le soldat cinéma": voici les pistes envisagées pour préserver l'industrie du 7e art belge
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Dans L'Écho, les directeurs fédéraux et regionaux d'aide au cinéma proposent quelques mesures pour sauver le 7e art belge.

En Belgique comme partout ailleurs dans le monde, l’industrie du cinéma se trouve totalement à l’arrêt depuis le début du confinement. Et pour de nombreuses sociétés, les perspectives d’avenir s’annoncent bien sombres… quand il y en a encore.

Dans une carte blanche commune adressée au monde politique via L’Écho, intitulée Il faut sauver le soldat cinéma !, Jeanne Brunfaut (directrice du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles), Philippe Reynaert (directeur Général de Wallimage), Noël Magis (directeur général de Screen Brussels Fund), Jan Roekens (chef de Screen Flanders) et Erwin Provoost (directeur intendant du Vlaams Audiovisueel Fonds) proposent quelques pistes pour préserver notre 7e art.

L’argent constitue naturellement le nerf de la guerre. "Pour investir dans la filière audiovisuelle, les Régions disposent annuellement d’un volant cumulé d’intervention d’environ 13 millions d’euros, écrivent-ils. Les Communautés montent à quelque 36 millions d’euros. Mais le vrai moteur qui permet d’attirer chez nous des coproductions internationales et de faire vivre la production nationale, c’est le Tax-Shelter. En 2019, ce dispositif a injecté plus de 130 millions d’argent privé dans plus de 550 productions!"

Pas question de demander un effort supplémentaire à l’État pour autant : "Les moyens financiers des entités fédérale et fédérées étant déjà extrêmement sous tension, nous pensons avec force qu’une simple adaptation des règles du Tax-Shelter pourrait, sans vider les caisses de l’État, éviter bien des catastrophes." Selon eux, "chaque euro récolté en Tax-Shelter génère une diminution de l’ISOC (l’impôt des sociétés, ndlr) de 1,0525 € mais génère un minimum de 2,95 € de revenu taxable en Belgique."

Cette "adaptation" pourrait prendre trois formes :

"1/Pour les investisseurs: augmentation à 2 millions d’euros du plafond absolu d’exonération (actuellement fixé à 1 million).

2/Pour les producteurs: élargissement à 12 mois des mesures d’antériorité des dépenses éligibles effectuées dans le cadre de films ou de séries soutenues par le Tax-Shelter.
3/Et dans l’intérêt général: mesures visant à sécuriser les conventions-cadres déjà signées comme, par exemple, la prolongation à 12 mois du délai pour effectuer les dépenses éligibles…"

Il reste à voir si cet appel sera entendu.

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