Le président Zelensky invité surprise à Cannes: "Ce n'est pas le début mais la fin de l'histoire qui compte"

L’Ukraine était au cœur de la soirée d’ouverture présentée par Virginie Efira.

Avant d'entamer l'exercice toujours périlleux de la présentation du gala d'ouverture cannois, Virginie Efira avait annoncé qu'elle ne s'interdirait pas de faire de faire rire. D'évidence, l'humeur n'était pourtant pas à l'humour, mais à l'engagement humanitaire, avec l'Ukraine en toile de fond. Et même plus que cela, puisque l'invité surprise de la soirée n'était autre que le président Zelensky, en direct depuis Kiev. "Ce n'est pas le début mais la fin de l'histoire qui compte", a-t-il déclaré, avant de faire référence au Dictateur de Charlie Chaplin. "On aurait pu croire que le monde avait compris qu'on pouvait réunir les gens par la beauté dans les salles, et non par l'horreur dans les abris antiaériens. […] Est-ce que le cinéma va se taire ou parler ? Nos vies sont détruites, et pas par des images de synthèse. Il nous faut un nouveau Chaplin qui prouvera qu'aujourd'hui, le cinéma n'est pas muet."

Un discours salué d'un tonnerre d'applaudissements. Assurément le moment le plus fort de la soirée. Avec la standing ovation pour Forest Whitaker, palmé d'honneur et manifestement ému. Mais aussi le discours engagé du président du jury, Vincent Lindon, qui évoque une "Ukraine héroïque et martyrisée", les "massacres silencieux au Yemen ou au Darfour", pour rappeler que "le cinéma est fait pour bousculer les consciences. Quand l'actualité nous écrase, je me demande si nous ne sommes pas en train de danser sur le Titanic."

Le président Zelensky invité surprise à Cannes: "Ce n'est pas le début mais la fin de l'histoire qui compte"
©AFP

Virginie Efira n'a pas été en reste. "Est-ce que le cinéma peut changer le monde ? Pas sûr. Mais s'il pouvait au moins l'inspirer…." Et d'ajouter : "Pourquoi se souvient-on d'un mot, d'un film, d'une note ? Nous ne le saurons jamais car le chemin de nos cœurs n'est pas un algorithme."

La légèreté, finalement viendra d’une reprise de “Que je t’aime” par Vincent Delerm. Comme par magie, toute la salle a repris le refrain, avant que Virginie Efira le chante en duo avec lui. Un moment de grâce dans une cérémonie d’ouverture résolument en faveur de la paix.

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