Il y a soixante ans, Marilyn Monroe disparaissait: l’icône fait encore rêver, mais la connait-on vraiment?

"Les gens ne me connaissent pas" confie Marilyn Monroe à Richard Meryman. Ce 4 juillet 1962, le journaliste note que la star s’exprime "avec mélancolie". Il ne sait pas qu’il recueille sa dernière interview. Elle paraît dans Life le 3 août. Le 5 août, le corps de Marilyn est retrouvé dans sa villa de Brentwood, à Los Angeles.

Alain Lorfèvre
Il y a soixante ans, Marilyn Monroe disparaissait: l’icône fait encore rêver, mais la connait-on vraiment?
©AP

L’autopsie conclut à un "suicide probable" dû à un surdosage de barbituriques. Ce "probable" fait fantasmer depuis.

En 1964, Frank A. Capell, complotiste d'extrême droite, accuse les Kennedy d'avoir assassiné l'actrice dans L'Étrange mort de Marilyn Monroe. Ses allégations, infondées, nourrissent encore nombre d'ouvrages et de site. Selon le vortex de rumeurs, les Kennedy, le FBI, la CIA, la mafia se seraient bousculés au chevet de la morte.

Rien de tel pour entretenir une légende. Marilyn était bigger than life, mais aussi bigger than death. Elle est morte avec ses mystères.

La pin-up

Marilyn Monroe est une falsification, dès sa naissance, le 1er juin 1926. Sa mère Gladys, mariée à Martin Edward Mortensen, choisit le prénom de Norma Jean. L'enfant est inscrite à l'état civil sous le nom de Norma Jeane Mortenson. Le "e" de Jeane est ajouté selon l'usage et le nom de Mortensen est mal retranscrit. Quand ce dernier quitte Gladys, elle baptise Norma Jeane du nom de son premier époux, Baker.

Gladys, schizophrène, multiplie les allers-retours en institution psychiatrique. Norma Jeane passe d’orphelinats en familles d’accueil.

À 16 ans, la jeune fille épouse son voisin James Dougherty. C’est la guerre. James s’engage dans la marine. Norma Jeane travaille dans une manufacture de parachutes militaires.

En 1945, Le photographe David Conover, qui œuvre pour le magazine de l'armée Yank, l'y croise. "Ta place n'est pas ici" lui lance-t-il. Elle devient la pin-up favorite des militaires.

Norma Jeane rêve d’être actrice. Elle a vingt ans quand elle retient l’attention d’un cadre de la 20th Century Fox. Ben Lyon lui conseille de divorcer et de changer de nom. Il suggère Marilyn. Une amie propose le nom de jeune fille de Gladys, Monroe. Marilyn Monroe signe avec la Fox un premier contrat de six mois le 26 juillet 1946.

La starlette

"Marilyn Monroe était la femme la plus sexy au monde. Dans la vie, elle était quelconque." Kirk Douglas l'a résumé : Marilyn était un artifice.

En février 1946, elle éclaircit et lisse sa chevelure sur les conseils d’Emmeline Snively, sa patronne de l’agence Blue Book Modeling Agency.

En 1950, elle attire l'attention de l'agent artistique Johnny Hyde qui l'emmène chez Michael Gurdin, "le chirurgien esthétique des stars". il parachève la métamorphose de Norma Jeane en Marilyn : menton affiné, nez raboté. Elle devient blond platine dans Chérie je me sens rajeunir de Howard Hawks (1951).

L’actrice

La jeune actrice affronte le mépris du patron de la Fox, Darryl F. Zanuck qui l’appelle "tête de paille". Il a déjà sa star blonde, Betty Grable.

La starlette a un physique (et "le plus beau cul d'Hollywood" selon Groucho Marx qui la côtoie dans La pêche au trésor en 1949) mais guère d'autres atouts.

Elle améliore sa technique auprès de Natasha Lytess, professeur d'art dramatique de la Fox. Un de ses premiers rôles marquants se confond avec Marilyn. Elle est la "nièce" nymphette d'un vieil avocat dans Quand la ville dort de John Huston (1950) alors qu'on s'interroge sur la nature des faveurs accordées à son Pygmalion, Joe Schenck, cadre septuagénaire de la Fox.

Joseph L. Mankiewicz est le premier à distinguer en elle un "grand talent". Il l'engage pour Ève (1950). Le rôle est bref mais elle crève l'écran. Le courrier afflue à la Fox : "Qui est cette blonde ?" Zanuck voit vert, comme les dollars, ravale sa fierté et signe un nouveau contrat de sept ans à la "déesse blonde".

Howard Hawks, qui la dirige dans Chérie, je me sens rajeunir (1952), la trouve "foutrement stupide" et "vulgaire". Mais il reconnaît que "la caméra l'aime".

La star

La suite appartient à l'histoire du cinéma. Trouble femme fatale dans Niagara d'Henry Hathaway (1952), elle forge son personnage de blonde sexy mais drôle dans les succès populaires Les hommes préfèrent les blondes (1952) et Certains l'aiment chaud (1959) - qui encadrent sa période au sommet. Elle livre la scène qui l'immortalise à jamais : la robe soulevée sur une bouche d'aération dans Sept ans de réflexion de Billy Wilder.

En 1955, sa popularité est à son comble : elle reçoit cinq mille lettres chaque jour. Ses cinq derniers films totalisent 50 millions de dollars (un demi-milliard aujourd’hui). Elle crée sa société de production, fait rare pour une actrice à l’époque.

Elle peaufine son apprentissage auprès du célèbre Lee Strasberg et de sa femme Paula. Le mentor de l'Actor's Studio affirmera : "J'ai travaillé avec des centaines d'acteurs et actrices, et il n'y a que deux qui sont bien meilleurs que les autres : Marlon Brando et Marilyn Monroe."

En 1959, Certains l'aiment chaud de Billy Wilder est un succès, couronné de cinq nominations aux Oscars et un Golden Globe de la meilleure actrice dans un film musical.

Mais l'actrice doute encore. "J'ai toujours ce sentiment secret que je suis vraiment un imposteur ou quelque chose qui sonne faux." La présence de Paula Strasberg sur les tournages excède les réalisateurs et accentue sa réputation d'actrice difficile. Billy Wilder exclut toute nouvelle collaboration d'une boutade : "Mon médecin et mon banquier m'ont fait comprendre que je suis trop vieux et trop riche pour la diriger à nouveau."

Marilyn démontre ensuite sa puissance tragique dans Les désaxés de John Huston (1961). Elle y côtoie son idole, Clark Gable. Personne ne sait que le film est le testament des deux acteurs.

La people

"Si je suis une star, c'est au public que je le dois. Pas au studio qui m'employait, mais au public" dit-elle à Richard Meryman en 1962.

Au public, mais aussi à sa médiatisation. En mars 1952, à la veille de la sortie de Niagara, le photographe Tom Kelley vend les photos de nu de l'actrice prises trois ans plus tôt. La Fox intime à Marilyn de nier en bloc.

Au contraire, elle se confie à une journaliste : elle avait désespérément besoin des 50 dollars (600 euros aujourd’hui) payés pour cette séance.

Comme on dirait aujourd'hui : "There's no such thing as bad buzz" ("Rien de telle qu'une polémique"). Un mois après, Life lui consacre sa première Une sous le titre "The Talk of Hollywood" ("Celle dont tout Hollywood parle").

Elle épouse en 1954 l’ancienne vedette de base-ball, Joe DiMaggio. Le mariage dure huit mois. Deux ans plus tard, elle se marie avec le dramaturge Arthur Miller, rencontré cinq ans plus tôt. La presse les surnomme "l’écervelée et l’intello".

Elle aurait eu pour amants Frank Sinatra, Marlon Brando, Yves Montand, entre autres… Rares sont ceux qu’elle a croisés qui n’ont pas affirmé après, avoir eu une aventure. Même le dernier à avoir touché son corps, le médecin légiste Thomas Noguchi en a fait commerce dans ses mémoires.

Et puis, il y a les Kennedy : la star, le président, voire son frère Robert. La nature précise de leur relation reposerait dans les archives du FBI…

L'escapade de Marilyn en plein tournage de l'inachevé Something's Got to Give pour aller minauder "Happy Birthday" à JFK est le chant du cygne d'une star qui confie deux jours avant sa mort : "Parfois je suis un peu triste, parce que j'aimerais rencontrer quelqu'un qui me jugerait sur ce que je sens, et pas sur ce que je suis."

Quand Marilyn balance son loup

En 1953, Marilyn dénonce publiquement les prédateurs sexuels qui sévissent à Hollywood. Un #MeToo précurseur.

Des Mémoires imaginaires de Marilyn de Norman Mailer au Blonde de Joyce Carol Oates, d'aucuns ont brodé sur chaque fil de la vie de Marilyn Monroe. Rançon du mythe : chacun y plaque ses obsessions ou celles de son époque.

Ces derniers mois, deux documentaires, Reframed : Marilyn Monroe et Marilyn, Femme d'Aujourd'hui, ont revisité le mythe Marilyn sous le prisme d'une féministe et femme de pouvoir avant l'heure.

Mais Marilyn a détonné dans les années 1950. Soixante ans avant l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo, elle dénonce les prédateurs sexuels d’Hollywood dans un entretien avec l’échotière d’Hollywood, Florabel Muir.

Elle les appelle les "loups" - en référence au conte du Petit Chaperon rouge.

Il y a soixante ans, Marilyn Monroe disparaissait: l’icône fait encore rêver, mais la connait-on vraiment?
©PHOTONEWS

Elle engage "les jeunes filles à ne pas devenir un scalp de plus à la ceinture" de ceux-ci, qu'elle a affrontés dès son plus jeune âge - on sait aujourd'hui qu'elle a été violée à neuf ans dans une famille d'accueil.

Hollywood, éconduire les loups est un travail à plein temps" affirme-t-elle. "Une fois que vous accédez à la notoriété, la chasse est ouverte". Et l'actrice de 27 ans d'énumérer des exemples précis de harcèlement ou tentative de "promotion canapé" dont elle a fait l'objet. Ses biographes ont, depuis, mis de noms là où l'actrice, en 1953, se devait de rester discrète.

Marilyn, elle, "jouait le jeu", comme elle le reconnaît à Florabel Muir. "Survivre à la meute appartient à chacune. Si on joue le jeu franco, on peut éviter des situations déplaisantes et, même, obtenir le respect des loups."

Marilyn reste toutefois une femme de son temps qui pouvait affirmer à Richard Meryman prendre du plaisir lorsque "les ouvriers se mettent à siffler" quand elle passe.

"Un sex-symbol devient une chose - Je déteste être juste une chose. Mais si je dois être le symbole de quelque chose, je préfère que ce soit du sexe."

Indépendante

Marilyn se bat pour son indépendance dans le système encore très rigide et paternaliste des studios hollywoodiens. "Si je leur disais que je voulais devenir une meilleure actrice, ils jaugeaient ma silhouette. Si je disais que je voulais développer mon talent, apprendre mon métier, ils riaient. D'une certaine manière, ils ne s'attendaient pas à ce que je prenne mon travail au sérieux."

Mécontente des conditions que lui impose la Fox, consciente de sa popularité et de sa valeur commerciale, elle fonde avec son photographe et ami Milton Greene, Marilyn Monroe Productions.

Le seul antécédent à l’époque d’une actrice-productrice est la star du muet, Mary Pickford. La Fox commence par la suspendre, mais Marilyn obtient un nouveau contrat : 100 000 dollars par film, 500 dollars en plus par semaine pour ses frais divers, un droit de regard sur le scénario, le réalisateur et le directeur de la photographie.

"Je n'ai jamais été entretenue, je me suis toujours entretenue toute seule" déclare-t-elle fièrement à Richard Meryman en 1962. À sa mort, Marilyn est l'actrice la plus bankable de son temps : ses films ont totalisé 200 millions de dollars de recettes (quelque deux milliards de dollars aujourd'hui). Darryl F. Zanuck, le patron de la Fox qui l'a si souvent affrontée, a salué sa ténacité : "Elle a pavé elle-même le chemin qui l'a amenée à la célébrité."

Qui gère la fortune de Marilyn ?

Marilyn Monroe est morte il y a soixante ans. Mais elle touche encore des revenus. Son nom et son image ont rapporté huit millions de dollars de revenus en 2020, selon le magazineForbes. Elle est l'une des personnalités défuntes les mieux payées du monde.

Son image a été exploitée par une centaine de marques, dont Mercedes-Benz, Coca-Cola et Dolce&Gabbana. Paradoxe : c’est une femme qu’elle n’a jamais rencontrée qui en a profité.

Malgré son jeune âge, 36 ans, l’actrice avait rédigé un testament. À sa mort, ses avoirs sont estimés à 800 000 dollars (sept millions actuels).

Ses droits ont été cédés pour un quart à sa thérapeute Marianne Kris. Cette dernière les a ensuite cédés au centre Anna Freud, une institution spécialisée de la santé mentale des enfants.

Les 75 % restants ont été légués à son professeur d’art dramatique, Lee Strasberg, et à sa femme Paula. Après la mort de Paula en 1966, et en 1967, Lee Strasberg a épousé l’actrice Anna Mizrahi, 28 ans qui a hérité à son tour de la donation Monroe en 1982.

Anna Strasberg en a confié la gestion à CMG Worldwide, société spécialisée dans les droits et licences des personnalités défuntes.

En 2011, Anna Strasberg a cédé son héritage au groupe Authentic Brands. Le deal lui a rapporté entre 20 et 30 millions de dollars.

Marilyn en cinq livres

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+Joyce Carol Oates, "Blonde", traduit de l’anglais (États-Unis) par Claude Seban, Le Livre de Poche, 1115 PP., 10,90 €

Biographie fictive, Blonde est l'épitome de la réappropriation de Marilyn au service d'un propos.
Joyce Carol Oates réinvente la vie de Norma Jeane Baker, de l'enfance chaotique à l'ascension vers la gloire de l'icône Marilyn en passant par sa vie amoureuse mouvementée. L'auteur porte un regard sur l'injustice de la condition féminine et les travers des États-Unis. L'adaptation du roman par Andrew Dominik, avec Ana de Armas dans le rôle de Marilyn, est sélectionné au Festival de Venise. Le film sera disponible sur Netflix le 28 septembre. (A.Lo.)

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Norman Rosten, "Marilyn. Ombre et lumière", traduit de l’anglais (États-Unis) par François Guérif, Seghers, 127 PP., 16 €

Dans ce témoignage publié en 1973 et considéré comme le plus authentique jamais écrit sur Marilyn, le poète Norman Rosten (1913-1995) nous la montre au plus près de son charme, de sa part d'ombre, de ses contradictions, de son besoin d'être aimée, de son extrême vulnérabilité. La profonde amitié qui le liait à Marilyn n'empêche pas la lucidité. Situé entre 1955, moment où Norman Rosten et son épouse Hedda deviennent des proches de l'actrice, à la disparition de cette dernière en 1962, ce récit regorge d'anecdotes et de moments où Marilyn apparaît loin du mythe, dans une troublante pureté. En résulte un portrait délicat, d'une infinie pudeur autant qu'intime, où l'on croise Arthur Miller, Yves Montand, Frank Sinatra, Joe DiMaggio et Ralph Greenson, son psychanalyste. On la découvre intelligente, malicieuse, détachée, mais aussi dépendante, en détresse, aspirée par l'abîme. Même pour celui qui l'a côtoyée au plus près pendant sept ans, une part d'énigme demeure. "Toute beauté est mystère. Ce qui nous revient, c'est toujours le sourire, le cœur désespéré, l'image qui flamboie et ne s'évanouira jamais." (G.S.)

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Michel Schneider, "Marilyn dernières séances", Folio, 544 PP., 9,40 €

Avec ce roman magistral, le psychanalyste et écrivain Michel Schneider retrace les trente derniers mois de Marilyn. Plutôt que de tenter d’élucider la mort de l’actrice (l’autopsie a conclu au suicide), il tente de percer les ressorts de son transfert sur la personne de Ralph Greenson, son psychanalyste, disciple de Freud, le plus renommé de Los Angeles. Plus que son cabinet, celui-ci lui avait ouvert sa famille, répondait à ses appels intempestifs, la fournissait en drogue. Le dernier à l’avoir vue vivante et le premier à l’avoir trouvée morte, il n’échappera pas aux soupçons. S’appuyant sur les faits autant que sur des récits et des documents, Michel Schneider redonne vie à Marilyn par une fiction qui comble les vides et les zones d’ombre, tout en nous offrant ses rêves, ses pensées, ses émotions. (G.S.)

Il y a soixante ans, Marilyn Monroe disparaissait: l’icône fait encore rêver, mais la connait-on vraiment?
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Norman Mailer, "Mémoires imaginaires de Marilyn", traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean Rosenthal, Robert Laffont Pavillons, 231 PP., 7,90 €

Trublion des lettres américaines et double lauréat du prix Pulitzer, Norman Mailer (1923-2007) prend le risque de faire raconter à Marilyn sa propre histoire, et le miracle advient : c'est la voix de la star que l'on entend dans ces pages. Elle est alors l'actrice montante de Sept ans de réflexions, mariée à Joe di Maggio. S'interrogeant de plus en plus sur la poursuite de sa carrière, elle succombe au charme d'Arthur Miller. Après avoir signé une biographie de Marilyn controversée, cette fiction qui se nourrit d'interviews de M.M. et des souvenirs d'Amy et de Milton Greene nous plonge dans la conscience de l'actrice avec un troublant effet de réel. (G.S.)

Il y a soixante ans, Marilyn Monroe disparaissait: l’icône fait encore rêver, mais la connait-on vraiment?
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Colin Clark, "Une semaine avec Marilyn", traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Noël Liaut, Petite bibliothèque Payot, 149 PP., 7,65 €

Adapté à l'écran en 2011 par Simon Curtis (avec Michelle Williams dans le rôle-titre), ce récit autobiographique conte "quelques jours dans mon existence au cours desquels un rêve est devenu réalité et où mon seul talent a été de ne pas fermer les yeux". Du 11 au 19 septembre 1956, à Londres, une Marilyn à la dérive séduit Colin Clark, alors l'assistant de Laurence Olivier sur le tournage du Prince et la danseuse. Traitée de blonde écervelée par Olivier et d'enfant capricieuse par son mari Arthur Miller, elle était alors particulièrement vulnérable. Ce n'est que deux ans avant sa mort que Colin Clark (1932-2002) a révélé son secret dans ces pages écrites à partir du journal qu'il a tenu alors qu'il commençait sa vie professionnelle, retrouvé quarante ans après les faits. (G.S.)

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