Ce soir à la télé, Gérard Butler dans "Greenland-Le dernier refuge"(RTL-TVI) : "Je pense être un leader dans la vraie vie"

L'acteur a tourné dans le film catastrophe avant que le Covid ne fasse parler de lui.

Frank Rousseau, notre correspondant à Los Angeles
Ce soir à la télé, Gérard Butler dans "Greenland-Le dernier refuge"(RTL-TVI) : "Je pense être un leader dans la vraie vie"
©D.R.

Premier vrai blockbuster sorti après le premier gros confinement,Greenland-Le dernier refuge, diffusé ce vendredi soir sur RTL-TVI,nous avait peut-être impacté plus que les autres dans la mesure où il nous parlait de fin du monde. Le parallèle avec la crise sanitaire due au covid était bien entendu évident. Au-delà de l'invraisemblance de certaines scènes et de l'approche scientifique parfois discutable le film catastrophe n'en demeure pas moins une production intéressante. Et pour cause, il ne s'agit pas d'enfiler des effets spéciaux à gogo et des explosifs-action-badaboum façon bourrin ! L'attrait de ce film, c'est quand le réalisateur Ric Roman Waugh s'attarde aux comportements humains – des plus louables aux plus condamnables. Et dans le rôle du "mec" qui assure et qui rassure, on peut compter sur l'inoxydable Gérard Butler ! La star britannique a d'ailleurs tellement bien répondu au cahier des charges qu'une suite de cette histoire météoritique est en chantier. Titre: "Migration". La famille Garrity devra quitter son refuge au Groenland et voyager à travers une Europe congelée. Précision : Une fois n'est pas coutume, Poutine n'y est pour rien !

Qu’est-ce qui vous a poussé à signer pour ce film catastrophe ?

"Êtes-vous vraiment sûr que l'on puisse résumer ce film à ça ? Je pense que le scénario va bien au-delà de cette thématique. Certes, il est question de météorites fonçant sur la terre et de l'Apocalypse annoncé, mais quand on regarde bien la trame on constate que l'on parle de valeurs, de famille et d'amour. Ce film est centré sur l'humain et sur les choses affreuses dont il est capable quand il panique autant que sur la bienveillance dont il sait parfois faire preuve. C'est aussi, bien évidemment, une histoire de courage puisque j'incarne un père qui ne va pas hésiter à prendre des risques pour sauver à la fois ceux qu'il aime et l'humanité entière !"

Qui est John Garrity votre personnage plus précisément ?

"C'est un ingénieur de formation ! Divorcé, Il n'a pas toujours été à la hauteur avec sa famille mais il les aime. Il va le prouver avec l'arrivée de ce danger venu de l'espace ! Lorsqu'il sent que ses proches sont en péril, il va tout mettre en œuvre pour les protéger même s'il doit, pour cela, mettre sa vie dans la balance ! Garrity est un gars ordinaire qui va être amené à résoudre une situation extraordinaire face à une menace qui l'est tout autant !"

"Greenland" est aussi une production qui nous parle de la fragilité de la vie et de solidarité entre les hommes ?

"Nous avons tourné ce film avant la pandémie. A un moment même où ne savions pas trop encore ce que ce virus allait nous réserver ! Nous ne savions pas qu'il provoquerait une telle hécatombe dans le monde ! Le film est sorti alors que nous étions au plus fort de l'épidémie. Le public a donc pu voir cette production avec un œil différent ! Pourquoi ? Parce que lorsqu'on leur parle d'empathie, les gens se sentent concernés désormais ! Ils comprennent ce que cela signifie ! Que cela soit une comète, des énormes incendies comme nous en avons ici en Californie du Sud ou un virus meurtrier, en fin de compte, c'est un peu la même chose. Au final, nous devons tous nous en sortir. Que vous viviez en Chine ou en Australie ou au Pérou, nous sommes tous logés à la même enseigne ! La Covid nous aura au moins permis de changer en étant moins nombrilistes et plus soucieux de ce qui se passe ailleurs !"

Vous avez l’impression que cette catastrophe sanitaire a fait de vous un autre homme ?

"Incontestablement ! Non seulement les liens avec ma famille se sont resserrés mais j'ai en plus reconnecté avec la nature, les rivières, les rochers, la forêt. Quand j'allumais la radio ou que je regardais la télé, je regardais ce monde compter ses morts. Il me fallait me recentrer sur ces valeurs refuges qu'incarnent la famille et Dame Nature !"

Que feriez-vous dans la vraie vie si, demain, on vous annonçait une catastrophe ?

"Cela dépend de la situation. S'il s'agit d'un simple incendie, le premier réflexe j'imagine, c'est de vous éloigner du feu. Si c'est une comète, c'est une tout autre histoire. Nous ne sommes plus dans la même échelle ! Dans les mêmes proportions ! Il ne s'agit plus, en effet, de prendre une lance d'incendie pour éteindre un feu. Dans le cas d'une météorite géante, vous êtes forcément dans un autre rapport de force. Cela dit les risques que notre planète soit percutée par un monstre de l'espace sont très faibles Il y a régulièrement de la poussière interstellaire ou des petites météorites qui s'écrasent sur Terre. Les scientifiques avancent un chiffre : entre 50 tonnes et 120000 tonnes par année. Les astronomes surveillent donc le ciel attentivement, mais n'ont pas encore répertorié tous les dangers."

On estime aujourd'hui connaître plus de 90% des astéroïdes de plus d'un kilomètre pouvant heurter la Terre.

"Je sais que la Nasa, par exemple, travaille sur ce qu'il appelle la méthode de l'impacteur cinétique, c'est-à-dire envoyer un projectile à haute vitesse pour taper dans un astéroïde et le dévier de sa route."

La grande question est de savoir qui prendra la décision d'activer ce type d'arme anti-astéroïde ou d'évacuer une région entière ?

"L'ONU s'est déjà posé cette question ! Ce n'est pas nouveau ! Mas vous avez raison pour l'instant, il n'y a pas encore de réponse coordonnée à l'échelle internationale face une telle menace extraterrestre !"

Dans "Greenland", votre personnage est incontestablement un meneur d’hommes, un leader. Est-ce une qualité que vous revendiquez dans la vraie vie ?

"Suis-je un leader dans la vraie vie ? Je suppose que oui dans la mesure où devoir assumer des responsabilités ne me fait pas peur ! J'aime que mes actions, mes choix, mes décisions soient couronnées de succès. Et pour ça, j'ai une méthode. Je prends le temps de réfléchir et de soupeser le pour et le contre. Je ne suis pas quelqu'un qui fonce sans m'assurer que toutes les chances sont de mon côté. A mes yeux, un bon leader c'est surtout quelqu'un qui s'est choisir les personnes avec lesquelles il va travailler. C'est l'art de bien s'entourer. C'est enfin un homme ou une femme capable d'écouter ! Je ne recherche pas la puissance. Ce n'est pas mon moteur. Ce qui me motive, c'est juste être capable de mener ma vie comme je l'entends !"

Vous avez aussi ce côté combatif ?

"Et comment ! Il y a quelques années, j'ai subi une opération qui a mal tournée. J'ai dû subir sept interventions chirurgicales à la suite d'un accident de moto qui a failli me tuer. Il a fallu que je me batte contre la douleur pour revenir au top de ma forme ! J'ai donc dû chercher au fond de moi-même des forces incroyables. Quand j'ai eu cet accident, c'est comme si j'avais été foudroyé ! J'aurais très bien pu me dire : "Prends le large ! Repose-toi ! Investis-toi moins dans le cinéma !" Seulement, j'adore raconter des histoires à travers mes films et permettre aux gens de s'évader. Cette passion a donc pris le dessus !"

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