Le réalisateur Christophe Gans allume "Le gendarme de Saint-Tropez": "Une malédiction pour le cinéma français"

L’analyse au vitriol du cinéma français par Christophe Gans.

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©AFP

Ce n’est pas un secret : le cinéma hexagonal n’attire plus que rarement la foule dans les salles. Et pour le réalisateur Christophe Gans, la faute en incombe indirectement à une des comédies les plus populaires de tous les temps.

"Pourquoi n'y a-t-il pas de John Carpenter ou de Dario Argento en France ?" s'interroge-t-il dans Télérama . Avant d'attaquer le système de production hexagonal : "Moins c'est original, plus ça ressemble à quelque chose qui a pu marcher, mieux c'est ! Ce qui m'a frappé, durant toutes ces années, c'est leur immense paresse."

Et de pointer du doigt le maréchal des logis-chef Cruchot et l'adjudant Gerber. "La malédiction du cinéma hexagonal, en dépit de tout l'amour que j'ai pour Louis de Funès, c'est Le Gendarme de Saint-Tropez. En 1964, c'est le jackpot ! Une bande de comiques sur une plage, un tournage en Scope couleur et, à l'arrivée, quinze millions de spectateurs. L'horizon, à partir de là, était de faire, de refaire et de refaire encore le coup du film de Jean Girault. C'est la raison essentielle pour laquelle nous n'avons plus de cinéma de qualité, qui joue sur le patrimoine culturel."

Pour rappel, Christophe Gans ne compte qu'un triomphe à son actif, Le Pacte des loups (5,1 millions d'entrées en 2001) et n'a plus tourné depuis le remake de La Belle et la Bête en 2014.

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