Les cinq films de Noël à ne pas manquer

Voici quelques petits bijoux qui se démarquent des productions sirupeuses fabriquées à la chaîne dont nous abreuve la télé en fin d’année.

Sur les petits écrans, il n'y en a plus que pour le Père Noël.
Sur les petits écrans, il n'y en a plus que pour le Père Noël. ©20th Century Fox

Les guirlandes sont de retour dans les rues, les barbus en costume rouge tentent de nouveau vainement d’escalader les devantures des maisons et Mariah Carey a envahi tous les magasins avec son entêtant “All I Want For Christmas Is You” : pas de doute, on est en décembre. Le décor des fêtes de fin d’année est planté, dénué de surprise. Et les chaînes de télévision s’en donnent à cœur joie pour balancer les traditionnels films de Noël, pour la plupart fabriqués à la chaîne dans le même moule et englués dans la guimauve.

Heureusement, il est malgré tout possible de pousser des “Ho ho ho” de plaisir en visionnant quelques pépites indémodables à côté du sapin lumineux. La preuve avec cette sélection de cinq merveilles bien de saison.

L’étrange Noël de Mister Jack

Un concentré d'inventivité au service d'une réflexion sur le sens de la fête.
Un concentré d'inventivité au service d'une réflexion sur le sens de la fête. ©Touchstone Pictures

Le film d’Henry Selick, basé sur le scénario et les dessins de Tim Burton, plonge dans le côté obscur de Noël, celui que voudraient imposer Mister Jack et tous ses amis d’Halloween, histoire de casser la routine et d’apporter un peu sang neuf à un univers trop sirupeux. Son plan : enlever le Père Noël et distribuer ses propres cadeaux à sa place. D’une inventivité sans pareille, alternant les passages poétiques, les moments de réflexion sur le sens de la fête, les délires humoristiques et les trouvailles visuelles, The Nightmare Before Christmas (le titre original est plus inventif, avec un jeu de mots sur le réveillon – the night before Christmas- et le cauchemar -nightmare) brille autant par ses qualités d’animation que par sa réflexion sur la différence ou le côté obligatoire de certaines célébrations. Un chef-d’œuvre.

Miracle sur la 34e rue

Un procès pour le Père Noël.
Un procès pour le Père Noël. ©20th Century Fox

Il en existe deux versions : l’originale de 1947, de George Seaton, et le remake tourné en 1994 par Les Mayfield. L’histoire est identique : une employée d’un grand magasin (Maureen O’Hara ou Elizabeth Perkins) recrute un figurant pour animer les fêtes de fin d’année. Mais le vénérable vieil homme (Edmund Gwenn ou Richard Attenborough), dont le comportement paraît assez inhabituel, prétend être le véritable Père Noël. Comme le directeur de l’établissement ne le croit pas, une action est intentée en justice déterminer la véritable identité du papy. Classique de Noël par excellence, Miracle sur la 34e rue propose, en plus d’un divertissement copié maintes fois depuis, une réflexion sur le côté mercantile des célébrations, grâce au regard désintéressé du grand-père persuadé d’être le vrai Père Noël. La justesse des dialogues, le suspense lors du procès et l’humour bon enfant font le reste : on craque à chaque fois.

Scrooged

Bill Murray d'un cynisme hilarant.
Bill Murray d'un cynisme hilarant. ©Paramount

Sans aucun doute la plus cynique et la plus drôle des histoires de Noël. Directeur tyrannique d’une chaîne de télévision, Frank Cross n’hésite pas à licencier un cadre la veille du réveillon pour éviter de lui payer des indemnités, à faire jouer en direct le 24 décembre le classique de Charles Dickens, Scrooge, et à balancer des bandes-annonces terrifiantes tout en se réjouissant du décès par crise cardiaque d’une téléspectatrice, ce qui lui assurera une publicité encore plus grande. Mais alors qu’il trône au sommet des médias, un spectre lui apparaît pour annoncer la visite de trois fantômes, celui du passé, celui du présent et celui du futur (d’où le titre français, Fantômes en fête). C’est cruellement amusant, avec de vrais thèmes comme le sens de la famille, la solidarité, l’obsession du profit, les SDF ou la place du travail dans la vie. Bill Murray y est tout simplement exceptionnel. À ne pas manquer.

Love Actually

Une scène de Love Actually devenue culte.
Une scène de Love Actually devenue culte. ©Universal

La comédie romantique de fin d’année par excellence. Richard Curtis (auquel on doit aussi le génial About Time ou le scénario de Quatre mariages et un enterrement) ne se contente pas de voir les couples, de tous âges, se faire et se défaire, il y a ajoute une touche de cet humour délicieusement délirant si typiquement britannique. Derrière les dialogues désopilants se cachent pas mal de pistes de discussions sur les embûches sentimentales apportées par la célébrité, la solitude, les temps qui passe, la routine, les relations professionnelles ou amicales et les non-dits. Impossible de ne pas fondre devant cette brochette de grands comédiens (Emma Thompson, Keira Knightley, Laura Linney, Hugh Grant, Liam Neeson, Thomas Sangster, Colin Firth, Alan Rickman, Bill Nighy, Rowman Atkinson…). Ni d’oublier la déclaration d’amour silencieuse avec des pancartes, reprise depuis dans de nombreux mariages.

Santa et Cie

Le slogan d'Alain Chabat pour son film: "Le  renne des neiges." Tout est dit.
Le slogan d'Alain Chabat pour son film: "Le renne des neiges." Tout est dit. ©Chez Wam

Dans le registre francophone, on aurait aussi pu choisir la comédie au vitriol du Splendid, Le Père Noël est une ordure. Mais à la place, on a préféré son antithèse, Santa et Cie. Devant (en tant que Père Noël vert à la recherche de vitamine C pour sauver ses 92 000 lutins tombés malades) et derrière la caméra, Alain Chabat tourne avec une naïveté désarmante dont il a le secret, des situations parfaitement absurdes. Tout y est au premier degré, à l’intention des enfants, même s’il ne se prive pas de glisser quelques petits messages sur la diversité et la tolérance. Les plus petits vont adorer. Et leurs parents aussi.

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