Avatar 2 : On a vu The Way of Water, un spectacle immersif éblouissant ! (CRITIQUE)

Ne vous laissez pas effrayer par la durée (3 h 20) : on ne voit pas le temps passer. Et c’est à visionner absolument en 3D.

À partir de ce mercredi 14 décembre, la planète sera encore un peu plus bleue qu’auparavant. Après 13 ans d’attente, la suite du champion mondial du box-office de tous les temps, Avatar : The Way of Water, sort enfin dans les salles. Et le choc est à la hauteur de l’attente.

Visuellement épatant

Avec sa 3D haut de gamme, les projections à 48 images par seconde et une technologie révolutionnaire pour les (nombreuses) scènes sous-marines, James Cameron a frappé fort. En termes de netteté, des trucages, de profondeur de champ, de précision dans les décors et de réalisme, tout simplement, cette superproduction surclasse tout ce qui a été produit jusqu’à présent.

Visuellement, c’est juste éblouissant. Les distances apparaissent clairement, comme dans la vraie vie. À l’intérieur d’un sous-marin de poche, tous les volumes sautent aux yeux. Et les vitres convexes déforment légèrement la vision dans l’eau, exactement comme si on se trouvait dans une bulle. Mais le plus extraordinaire reste l’immersion. Surtout dans l’océan. Avec cette impression de flotter en même temps que les personnages, au milieu de créatures immensément majestueuses, colorées, fluorescentes ou improbables. C’est merveilleux.

Les images sous-marines sont à couper le souffle.
Les images sous-marines sont à couper le souffle. ©20th Century Studios

Au niveau sonore, c’est tout aussi impressionnant. Le déplacement des véhicules militaires monstrueux, sur terre ou dans les airs, émet des vibrations ressenties dans tout le corps. Et cela aussi contribue fortement à plonger dans l’écran.

James Cameron dévoile les coulisses d'Avatar: The Way of Water

Et l'histoire ? Un scénario efficace mais pas très original

Et l’histoire, dans tout ça ? Ici, c’est un peu plus mitigé. Le récit, certes très efficace et contenant de nombreux sous-textes intéressants, ne brille pas particulièrement par son originalité. Avec sa femme (Neytiri), leurs trois enfants (Neteyam, Lo’ak et Tuk) et leur fille adoptive (Kiri), Jake Sully vit au paradis sur Pandora, entre folles escapades sur le dos des leonopteryx, joies familiales et soirées en amoureux à contempler la voûte céleste. Un rêve qui prend fin avec l’apparition d’une étoile plus grosse et plus brillante que les autres, qui signifie une seule chose : le retour du “peuple du ciel”. Avec des armes de destructions massives et, surtout, une escadre d’un genre très particulier.

Les humains sont en effet parvenus à recréer des Na’vi, dans lesquels sont injectées les mémoires de quelques têtes brûlées mortes au combat, dont le colonel Miles Quaritch. Leur mission se résume à une seule tâche : mettre hors d’état de nuire le leader de la résistance, Jake Sully.

Visuellement, Avatar: The Way of Water se révèle juste éblouissant.
Visuellement, Avatar: The Way of Water se révèle juste éblouissant. ©20th Century Studios

Le parallèle ukrainien

Sur cette base, James Cameron construit un récit en trois parties. La première, sur les valeurs même des héros. Faut-il se battre avec sa communauté contre l’envahisseur ou fuir pour mettre sa famille en sécurité ? S’exiler chez les Metkayina ne présente-t-il pas le risque d’amener la guerre chez eux ? Et comment s’adapter à l’environnement aquatique et à de nouvelles règles de vie quand on a passé toute son existence dans les forêts ? En filigrane se posent les questions de l’immigration ou de l’intégration, accompagnés d’un parallèle évident avec la situation de nombreux Ukrainiens.

Moins philosophique mais plus chatoyant et écolo, le deuxième pan amène à découvrir un nouveau monde, au fond d’océans d’une beauté à couper le souffle. Un moment d’accalmie destiné à nous transformer en plongeurs entourés de poissons, de coraux ou de créatures qui tiennent autant du calamar que de la méduse. Le sentiment de se trouver au fond de l’eau justifie largement les années de mise au point tant attendue par le cinéaste pour réaliser des effets spéciaux impossibles à créer aussi parfaitement jusqu’alors.

Mais les héros ne peuvent éviter la bataille éternellement. Et elle sera spectaculaire à souhait. De quoi donner un sacré coup de vieux aux affrontements entre les super-héros et leurs ennemis extraterrestres.

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Tout cela s’enchaîne soit tellement harmonieusement, soit à un tel rythme, qu’on ne voit pas les 3 h 20 (eh oui…) passer. Ne vous laissez donc pas effrayer par cette durée : le show, à voir absolument en 3D sur le plus grand écran possible, justifie totalement de retourner au cinéma, même en étant abonné à plusieurs plateformes de streaming. L’immersion est juste inouïe. À ce niveau-là, le cinéma reste vraiment magique.

Au niveau de l'expressivité, les effets spéciaux ont aussi fait de grands progrès.
Au niveau de l'expressivité, les effets spéciaux ont aussi fait de grands progrès. ©20th Century Studios

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