Sixième nomination en sept éditions pour Virginie Efira, la star des César

Bouli Lanners (La nuit du 12) et Lukas Dhont (Close) défendront aussi nos couleurs le 24 février prochain.

Pour sa performance dans Revoir Paris, Virginie Efira reçoit sa cinquième nomination aux César.
Pour sa performance dans Revoir Paris, Virginie Efira reçoit sa sixième nomination aux César. ©Pathé

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et montrent à suffisance la place qu’occupe désormais Virgnie Efira dans le cinéma francophone. Pour la sixième fois en sept éditions (elle concourait pour la meilleure actrice avec Victoria en 2017, Un amour impossible en 2019, Adieu les cons en 2021, Benedetta en 2022, et pour le rôle secondaire avec Le grand bain en 2019), elle se retrouve nommée aux César pour sa performance dans Adieu Paris. Avec Cécile de France et Emilie Dequenne, elle fait partie des 17 comédiennes retenues dans les deux catégories au cours des 47 éditions précédentes. Il ne lui reste plus qu’à transformer l’essai cette fois-ci, et enfin placer sur sa cheminée une récompense mille fois méritée. Face à Fanny Ardant (Les jeunes amants), Juliette Binoche (Ouistreham), Laure Calamy (À plein temps) et Adèle Exarchopoulos (Rien à foutre), déjà toutes les quatre détentrices d’une statuette comprimée, elle fait en tout cas figure de favorite.

Cinéma: "L'Innocent" et "La nuit du 12" en tête des nominations aux 48e César

Elle ne sera pas la seule à défendre nos couleurs sur la scène de l’Olympia le 24 février prochain. À 57 ans, après avoir déjà défendu son film, Eldorado, dans la catégorie du meilleur film étranger en 2009, Bouli Lanners décroche sa première citation en tant que comédien, pour son rôle secondaire dans La nuit du 12. Lui aussi possède une belle cote auprès des bookmakers. Tout comme Close, de Lukas Dhont. Après sa nomination à l’Oscar du meilleur film étranger, il va affronter As Bestas, La conspiration du Caire, Eo et la Palme d’or du dernier Festival de Cannes, Sans filtre.

L'innocent, de Louis Garrel, en tête des nominations

Sur le plan purement comptable, L’Innocent, de Louis Garrel, s’impose comme le favori de la soirée, avec 11 nominations. Mais l’histoire a prouvé que cela ne se traduisait pas nécessairement au niveau du palmarès. La Nuit du 12, de Dominik Moll, fait figure de très gros outsiders, avec 10 citations, devant En corps, de Cédrick Klapisch et Pacifiction – Tourments sur les îles, d’Albert Serra (9 chacun). Les Amandiers de Valérie Bruni Tedeschi et l’épatant Novembre, de Cédric Jimenez (7 chacun).

Sans grande surprise, ces cinq mêmes films se retrouvent en lutte pour le trophée suprême ainsi que pour le titre de meilleur réalisateur. La lutte la plus indécise devrait opposer, dans la catégorie du meilleur acteur, Jean Dujardin (Novembre), Louis Garrel (L’innocent), Vincent Macaigne (Chronique d’une liaison passagère), Benoît Magimel (Pacifiction – tourment sur les îles), et Denis Ménochet (Peter von Kant).

À noter qu’aucune femme ne se trouve en lice pour décrocher le meilleur film ou la meilleure réalisation. Concernant la diversité, il suffit de jeter un œil sur les 20 interprètes sélectionnés pour constater que ce n’est guère brillant non plus.

En termes de représentativité, les Oscars et les César donnent une bien étrange image cette année.

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