Il va mettre en scène une adaptation de son film, Docteur Jerry et Mister Love, après s’être produit quatre jours à Las Vegas

LAS VEGAS On n’osait plus trop y croire, tant les annulations succédaient aux annonces de come-back ces dernières années, mais, cette fois, c’est officiel : Jerry Lewis est de retour. À 80 ans ! Dès le mois de juillet, il va remonter sur les planches, à Las Vegas, pour un spectacle qui devrait drainer la toute grande foule du côté des casinos. Terrassé pendant de nombreuses années par une grave maladie pulmonaire (il n’a plus joué au cinéma depuis onze ans), Jerry Lewis semblait perdu à jamais pour la comédie, lui qui lui avait tant apporté. Mais il a fini par vaincre la maladie, perdant 35 kilos au passage (”J’en pesais 135 en 2002”) et retrouvant l’envie de faire rire. “Pourquoi, à 80 ans ? La scène, c’est ma respiration. J’ai besoin de respirer. Je ne vois pas pourquoi je m’en priverais.”

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, il reviendra ensuite à la comédie musicale, mais en tant que metteur en scène cette fois. Et pour cause : il connaît le sujet mieux que n’importe qui. Il s’agira en effet de l’adaptation du film qu’il avait mis en scène en 1963 et dont il avait écrit le scénario, Docteur Jerry et Mister Love. Soit l’histoire du timide professeur Julius Kelp qui se transforme en séducteur sûr de lui, Buddy Love, après avoir bu une mixture de son invention.
Une péniche à San Diego

Le rôle sera tenu par Michael Andrew, un crooner de 41 ans. “Je recherchais celui qui pourrait me remplacer depuis des années, mais je ne lui avais jamais prêté attention. Je l’ai vu sur scène, il voulait tellement ce rôle et il avait l’argent: il fallait lui donner sa chance.”

La toute première représentation de ce nouveau show aura lieu en janvier, dans l’Old Globe Theatre de San Diego. Pourquoi là ? Parce qu’il y possède une péniche, tout simplement… L’objectif, pour Jerry Lewis, est de pouvoir le présenter en 2008 à Broadway, La Mecque des comédies musicales. Il aura alors 82 ans. Et plein de projets dans la tête. Comme un possible retour au cinéma…