Alain Delon parle ! C’est dans Paris Match. Une longue interview exclusive sur 16 pages avant la diffusion le 1er juillet prochain d’Alain Delon face au monde sur TV5 Monde, à savoir un entretien exceptionnel filmé à Douchy, chez l’acteur. C’est la première fois que le monstre sacré du cinéma français se confie après l’AVC qu’il a fait il y a deux ans, quelques semaines seulement après avoir reçu une Palme d’or d’honneur à Cannes. Cela s’est passé dans la nuit du 10 au 11 juin 2019. “C’est arrivé comme ça, à 19 h 20, explique-t-il. Je me suis senti mal et je suis parti en ambulance à l’hôpital. Je ne savais pas pourquoi j’étais là ni ce que j’avais exactement.”

S’il confie avoir fait face à de nombreux “emmerdements” dans sa vie, Alain Delon confesse qu’il n’a jamais rien vécu de pareil. Et s’il est toujours présent aujourd’hui, il dit le devoir à sa nature avant tout. “Je ne meurs pas si facilement !”, lance-t-il. Et tant pis pour ses détracteurs et tous ceux qui se réjouissaient déjà qu’il ne revienne jamais. Parce que le Samouraï n’a pas dit son dernier mot, apprend-on. Il a encore des envies de tourner. “J’ai envie de faire un film et surtout mon dernier film. Celui qui restera pour toujours. Et après, je pourrai partir, je n’aurai plus rien d’autre à faire.”

Quel film ? Mystère. Plusieurs projets sont sur la table explique-t-il. Qui pour le tourner ? Pourquoi pas une femme, “pour changer un peu”, dit-il. “J’ai toujours souhaité et rêvé de tourner avec Lisa Azuelos (réalisatrice de LOL (2008) et de Dalida (2016), NdlR.). Elle le sait.”

Bavard, Alain Delon s’exprime aussi sur la pandémie, la vaccination, les pensées suicidaires qui traversent parfois son esprit, le grand banditisme qu’il a touché du doigt, Romy Schneider et Mireille Darc, ses enfants aussi… Tout y passe.