C’est une vieille habitude prise au casino : James Bond joue et gagne. Même avec une sortie en salle considérée comme hasardeuse, à une période où le public n’est pas encore revenu au cinéma aussi massivement qu’avant la pandémie. Avec un box-office mondial de 321 millions de dollars en deux semaines (dont une seule d’exploitation aux États-Unis), 007 a de nouveau misé sur le bon numéro.

Mieux, il a réussi l’exploit de remobiliser son public traditionnel (64 % d’hommes et 57 % de spectateurs âgés d’au moins 35 ans) qui était resté de marbre face à F9, Black Widow ou Shang-Chi et la légende des dix anneaux. Selon une étude menée par United Artists, pour un tiers des fans de 35 ans et plus, il s’agissait en effet de la toute première vision en salle depuis deux ans.

Et si No Time to Die ne réalise que le quatrième meilleur démarrage de l’année aux USA, cela s’explique aisément : contrairement aux ados, les quadragénaires et leurs aînés se ruent moins dans les multiplexes dès le premier week-end de présentation des films, préférant attendre quelque peu pour profiter de salles moins bondées. En outre, James Bond réalise traditionnellement 70 % de ses recettes sur le marché international, hors USA donc. Et là, il vole de records en records.

Daniel Craig est donc en train de réaliser des adieux en beauté à l’espion qu’il aimait. Au-delà de toutes les espérances. Un ultime coup gagnant pour l’acteur dont les cinq films vont occuper les cinq premières places au box-office de la saga.