Ils seront les partenaires de Julie Depardieu dans le nouveau film de Benoît Mariage, Cow-boy

BRUXELLES Le cinéma belge semble placé sous le signe du six actuellement. Six ans après Rosetta, les frères Dardenne ont décroché leur deuxième Palme d'or avec L'enfant. Et six ans après Les convoyeurs attendent, Benoît Mariage retrouve son acteur fétiche, Benoît Poelvoorde, dans son nouveau film, Cow-boy. De nouveau, une comédie articulée autour du journalisme...

«C'est vrai qu'il y a des similitudes entre les deux projets, confirme Benoît Mariage. Mais encore bien plus de différences. Cow-boy retrace le parcours d'un reporter de télévision mis sur la touche, désireux de retrouver les victimes d'une prise d'otages qui s'est déroulée dans un bus, voici 25 ans. Une reconstitution qui pousse chacun à la réflexion sur son évolution personnelle et celle de la société. Le journaliste qui cherche sa réhabilitation, c'est Benoît Poelvoorde. Sans être nostalgique des Convoyeurs, il avait envie de retourner en Belgique. Et comme il adorait le scénario...»

A ses côtés, une surprise: le champion des caméras cachées, François L'Embrouille, alias François Damiens. «Il joue son cameraman. François est un ami. Qui a un talent inimaginable, comme Benoît. On s'est rencontrés il y a un an, et comme j'aime beaucoup ce qu'il fait et qu'il rêvait de relever le challenge cinématographique, je lui ai proposé le rôle. Son duo avec Benoît est vraiment formidable. On sent tout de suite la complicité. Ce n'est qu'une intuition, mais cette paire va être sensationnelle.»

D'autant qu'à leurs côtés, il n'y a que du beau monde: Julie Depardieu, Gilbert Melki (le preneur d'otages) et Bouli Lanners. «Les répétitions sont vraiment très encourageantes. Les prises de vues commencent début octobre, et se terminent le 10 décembre. On va tourner, avec un budget pas confortable mais conséquent quand même, dans les régions de Charleroi, Liège, Couvin et à la mer du Nord. Le but, c'est de réaliser une comédie tendre, nostalgique, drôle, légère, retenue, étonnante. Pas caricaturale.

On verra, par exemple, l'évolution du preneur d'otages, un homme qui a une vraie générosité en lui, même si rien n'excuse son geste: la fin ne justifie jamais les moyens.»

Si tout se déroule comme prévu, Benoît Mariage espère pouvoir présenter Cow-boy début mai 2006. Juste à temps pour Cannes. «Eventuellement, mais ce n'est pas notre objectif: on veut surtout offrir un divertissement qui laisse des traces dans les mémoires.»

© La Dernière Heure 2005