En raison de la fermeture des cinémas, on estime à plus ou moins 500 le nombre de films français qui attendent la réouverture des salles pour être présentés au public. Un embouteillage qui risque d'être fatal à la plupart des longs métrages, qui devront en outre affronter une armée de blockbusters hollywoodiens eux aussi tenus en réserve.

Pour éviter ce carnage pelliculaire, les producteurs de Comment je suis devenu super-héros ont décidé de zapper la case grand écran et de vendre leur film à Netflix. La date de sortie en salle, du 12 mai, est donc remplacée par celle du 9 juillet sur Netflix. "Avec Comment je suis devenu super-héros, Douglas Attal ose un genre peu exploré en France et qui trouvera pleinement sa place au sein du catalogue Netflix", indiquent les productions du Trésor. "La diffusion sur Netflix m'a semblé être une opportunité exceptionnelle pour toucher de nombreux spectateurs à travers le monde", ajoute le réalisateur Douglas Attal. Netflix a contribué à renouveler le genre super-héros avec des séries comme Daredevil ou Jessica Jones. L'idée de toucher ce public me semble particulièrement excitante !"

De fait, pour l'avoir déjà vu, Comment je suis devenu super-héros fait partie de ces longs métrages susceptibles de drainer un large public. Autant en raison de son sujet que de son casting. Depuis quelque temps, une drogue extrêmement dangereuse est consommée en ville. Elle donne des super-pouvoirs incroyables à ceux qui l'absorbent (comme brûler des objets à distance, rien qu'avec ses mains, par exemple), mais peut aussi s'avérer mortelle, tant elle paraît instable. Pour mener l'enquête, le très solitaire et acariâtre lieutenant Moreau (Pio Marmaï) est amené à faire équipe avec une enquêtrice nettement plus portée sur le respect des protocoles que lui, Cécile Schaltzmann (Vimala Pons).

Entre eux, l'ambiance n'est pas au beau fixe. Mais Moreau dispose d'un atout de taille pour résoudre l’énigme: deux super-héros vieillissants, à savoir l'ex-champion des déplacements ultra-rapides qui connaît désormais de sacrés ratés, Monté Carlo (Benoît Poelvoorde) et son ex-partenaire, Callista (Leila Bekhti), qui préfère aujourd'hui aider les jeunes par le sport que les sauver le monde grâce à ses flashs lui permettant de voir l'avenir.

C'est inventif, décalé, plein de réflexions sur les super-pouvoirs, mais à voir uniquement à partir du 9 juillet sur Netflix, donc.