Kirsten Dunst était à Deauville avec Rencontres à Elizabethtown le dernier film de Cameron Crowe

ENVOYÉE SPÉCIALE EN FRANCE CATHY TROGRANCIC

DEAUVILLE Fraîche, spontanée, lumineuse. Ainsi est Kirsten Dunst, bébé actrice devenue star. A croire que Claire - la pétillante hôtesse de lair de Rencontres à Elizabethtown - et lactrice qui enchaîne les interviews à Venise et Deauville, ne font quune. Bref une nana sympa. 23 ans à peine et déjà un parcours de combattante qui lui a fait croiser la route dun vampire (Entretien avec un vampire) ou dun homme araignée (Spider-Man). Sans oublier des rencontres plus terre à terre, comme celle avec Orlando Bloom dans le dernier film de Cameron Crowe (Vanilla Sky, Jerry McGuire) que lactrice a présenté hier (hors compétition) à Deauville.

Comment entrevoyez-vous le personnage de Claire, comme une espèce dange gardien?

«Personne n'est un ange. Claire agit comme une espèce de guide pour Drew (Orlando Bloom). Elle veut tout faire pour laider, tout en essayant de saider au passage, vu quelle aussi est un être solitaire. Donc, ses motivations ne sont pas aussi pures quelles peuvent paraître de prime abord. Soccuper des autres cest très bien, mais cela peut aussi cacher des problèmes personnels.»

Son optimisme peut néanmoins apparaître comme une forme dhéroïsme, étant donné la morosité ambiante...

«Tout le monde peut être heureux, mais il faut travailler en ce sens. Moi-même je me range parmi les optimistes, sans pour autant me voiler la face et être naïve.»

Comment se sont déroulées vos retrouvailles avec Tom Cruise - il produit Elizabethtown ?

(Rire) «Je pense quil continue toujours à me considérer comme une petite fille (NdlR : elle navait que 12ans quand elle a tourné à ses côtés dans Entretien avec un vampire, de Neil Jordan). Mais ça me fait plutôt plaisir, dautant quil est assez fier de moi. Il ma toujours soutenue. Il nest pas venu très souvent sur le plateau, mais nous nous sommes vus à quelques reprises. Si jai besoin de lui pour un conseil, je peux lappeler.»

Vous avez fait de la pub à 3 ans. Etant donné votre précocité dans le métier, pensez-vous avoir échappé à la réalité du monde ?

«Jai effectivement travaillé beaucoup quand jétais gamine. Mais je suis toujours allée à lécole. Ce qui ma permis davoir une vision assez équilibrée de la vie. Je pense avoir eu une enfance et une adolescence plutôt normales. Ma mère ne ma jamais poussée à vouloir gravir les échelons de la célébrité. Jai toujours aimé être devant la caméra. Dailleurs, si ça navait pas été le cas, je crois que jaurais arrêté depuis longtemps.»

Que pouvez-vous nous révéler sur le tournage ultra-secret de Marie-Antoinette?

«Ce nest pas un film historique dans le sens classique du terme mais plutôt un beau portrait de femme. Nous avons été en repérage dans tous les endroits où nous allons tourner, à Paris, à Versailles. Marie-Antoinette est un personnage pour lequel jéprouve de la compassion. Elle est seule, mariée très jeune, manipulée comme une pièce déchec.»

© La Dernière Heure 2005