Bouclez votre ceinture, le nouveau Pixar arrive

Cinéma

Frédéric Seront

Publié le

Bouclez votre ceinture, le nouveau Pixar arrive
© D.R.
Cars. Un thème un peu trop américain, mais une animation époustouflante

BRUXELLES John Lasseter et les petits génies de Pixar étaient déjà arrivés à nous faire croire avec Toy Story que les jouets prenaient vie une fois la porte de la chambre fermée. Cette fois-ci, c’est un monde peuplé uniquement de voitures qu’ils ont imaginé ! C’est bien simple, dans Cars, il n’y a pas un seul humain. Même les mouches sont des voitures miniatures avec des ailes !

C’est ainsi qu’on suit les mésaventures Flash McQueen, un bolide de course dernier cri, dont la seule obsession est d’être le premier. Mais, sa vie va basculer lorsque, en route pour la Piston Cup, il se perd et se retrouve dans un bled perdu de la Route 66, où plus personne ne passe depuis qu’une autoroute a été construite aux alentours. Là-bas, Flash va redécouvrir le vrai sens de la vie et réaliser qu’il y a des valeurs plus importantes que la victoire...

Soyons honnêtes, on a eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. L’univers des courses dans lequel nous plonge le film est typiquement américain et difficilement appréciable avec un regard européen. Pendant le premier quart d’heure, on se dit que, pour la première fois, Pixar – qui vient d’être racheté par Disney – va nous décevoir.

Et puis, une fois que notre héros quitte le monde frénétique des courses pour la quiétude de la Route 66, le film prend un virage à 180° et on est d’un seul coup rassuré. Bien sûr, il y a quelques longueurs (le film fait près de 2 h !), mais c’est aussi le thème de Cars : savoir prendre le temps de vivre. Et puis, à une époque où presque tous les dessins animés se résument désormais à une succession de gags, découvrir un film où la narration et les personnages passent en premier a quelque chose de rafraîchissant.

Les appréhensions du début s’estompent ainsi petit à petit et on se laisse emporter par cette histoire d’amitié entre voitures. Certes, sur le fond, c’est classique. Mais, comme toujours avec Pixar, le récit est truffé de trouvailles, notamment dans la façon de décrire un univers uniquement peuplé d’autos où les restos sont remplacés par des stations essence et les marchands de chaussures par des magasins de pneus.

Enfin, il y a l’animation. Et là, il n’y a vraiment rien à redire. Les animateurs ont clairement mis le turbo pour prouver qu’ils en avaient encore sous la pédale et repousser encore un peu plus les limites de l’animation par ordinateur. Les décors, en particulier, sont hallucinants et justifient à eux-seuls de voir le film sur grand écran plutôt que d’attendre le DVD. Même s’il y a des faiblesses dans l’histoire, Cars reste donc un bon cru. Alors, n’hésitez pas : bouclez votre ceinture et foncez vers le cinéma le plus proche !

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