Acteur, chanteur, humoriste, Bourvil est dans toutes les mémoires, même un demi-siècle après sa disparition. Personne n’a oublié son interprétation d’“À bicyclette”, ni des films comme Le corniaud et La grande vadrouille reprogrammés chaque année sur les écrans de télévision. Cinquante ans après sa mort, il jouit toujours d’une immense popularité comme en témoigne sa tombe dans le cimetière de Montainville, dans les Yvelines, fleurie chaque 23 septembre, date de son décès en 1970.

Et s’il fallait une preuve supplémentaire pour s’en convaincre, un petit tour du côté de Google Trends permet de constater qu’il fait toujours l’objet de nombreuses consultations sur le moteur de recherche. Rien de comparable, bien entendu, avec les Kim Kardashian, Donald Trump et autres stars des réseaux sociaux, mais tout de même. C’est particulièrement visible cette année où les statistiques montrent un pic jamais atteint depuis 2004. Effet collatéral de la pandémie qui a conduit à la diffusion plus soutenue de films où il apparaissait ?

Quoi qu’il en soit, si dans le cas de Kim Kardashian, popularité rime avec compte en banque bien garni, ce n’est pas le cas pour les héritiers du Français. Ses fils Dominique et Philippe ne touchent qu’entre 4 000 et 8 000 euros de droits chaque année, là où Louis de Funès rapporte annuellement un demi-million à StudioCanal et à Gaumont. Pourtant, au nombre d’entrées en salle, il se classe deuxième des comiques français. Il en totalise 205 millions contre 314 millions pour de Funès et 202 millions pour Fernandel.


Les fils de Bourvil expliquent cela par les choix effectués par le père, notamment le fait de ne pas avoir produit ses plus grands succès. “Mon père disait qu’en refusant d’investir dans Le corniaud, il avait fait la plus mauvaise affaire de sa vie”, souligne l’aîné, Dominique.