Tom Cruise est une sacrée tête de mule. Pendant deux ans, il s'est battu pour que Top Gun: Maverick ne sorte pas simultanément en streaming mais uniquement dans les salles de cinéma, et lorsque les séquelles de la pandémie de coronavirus ne se feront plus trop ressentir. Des exigences qui ont coûté une petite fortune en frais de marketing et de publicité. Mais le box-office vient de lui donner largement raison.

A ce jour, aux États-Unis, seuls deux de ses longs métrages avaient passé la barre des 60 millions de dollars de recette lors de leur week-end d’ouverture : La guerre des monde (64,9 millions de dollars en 2005) et Mission : Impossible – Fallout (61,2 millions de dollars en 2018). Des scores pulvérisés par Top Gun : Maverick, qui a récolté 124 millions de dollars lors de ses trois premiers jours d’envol. Soit presque deux fois mieux que son record personnel. Il s’agit tout simplement du deuxième meilleur démarrage de tous les temps lors d’un Memorial Day.

Et ce n’est pas tout : à l’international, il a réalisé exactement les mêmes chiffres, ce qui permet à la production de 152 millions de dollars d’avoir déjà gagné 248 millions de dollars en trois jours à peine.

Autre élément intéressant : 55 % des spectateurs qui ont visionné cette suite aux USA sont âgés de plus de 35 ans, 38 % plus de 45 ans et 18 % plus de 55 ans. Ce qui démontre que la nostalgie a joué un rôle majeur. Et que grâce aux spectateurs plus "âgés", les blockbusters peuvent toujours concurrencer les super-héros, plébiscités majoritairement les 15-35 ans. Et ça, c’est une bonne nouvelle pour la diversité des grands spectacles.