L’ex-Bond Girl Gemma Arterton dézingue les sorcières dans Hansel et Gretel : witch hunters

LONDRES Depuis Quantum of Solace, elle en a parcouru du chemin, Gemma Arterton. Au point de se voir proposer des rôles importants dans des blockbusters comme Le choc des titans, Prince of Persia, Good morning England, Tamara Drewe et, maintenant, Hansel et Gretel : witch hunters . Tout ça à 27 ans à peine.

Il faut dire que la craquante Anglaise, habillée tellement court lors de notre rencontre que cela en devenait difficile de se concentrer sur les questions, possède un des sourires les plus désarmants du 7e art contemporain. Et un esprit typiquement britannique qui transforme chaque situation en une partie de plaisir.

“Je n’ai pas encore vu le film définitif mais lors du test screening, assez effrayant pour un acteur, explique la grande bavarde enjouée, Jeremy Renner et moi-même avons trouvé ça très bon. Exactement ce que nous en attendions : drôle, violent, tordu, noir. Et mon personnage s’écarte énormément de tout ce que j’ai fait auparavant. C’est très britannique dans l’humour, avec du second degré et des méchants vraiment très cruels, physiques. Ce n’est pas à regarder au premier degré : tout y est sarcastique. Hansel est assez drôle, il fait des blagues, tandis que Gretel, elle, intériorise plus. Des mélanges très british.”

Comment vous êtes-vous retrouvée sur ce projet ?

“Tommy Wirkola a écrit cette histoire sur les bancs de l’université. Il a un talent fou et une vision très claire de ce qu’il veut. J’étais très fan de son travail et de son humour plus que noir. Il est très intelligent : il sait comment rendre son film plus séduisant pour le public américain tout en restant unique, bizarre, sombre. Il aime les acteurs européens. Et comme il voulait une Anglaise, me voilà !”

Sa vision est très violente…

“Oui, avec du sang, des tripes, un peu comme Quentin Tarantino. C’est tellement exagéré que cela n’en est plus réaliste du tout mais franchement marrant. Tony est tellement passionné par les comédies d’horreur qu’il a été jusqu’à différencier la couleur du sang des sorcières et des humains.”

Vous cherchiez spécifiquement à jouer dans ce registre-là ?

“Non, c’est du hasard. Je n’avais pas d’idée de ce que je voulais faire. Tommy et Jeremy m’avaient adoré dans Alice Creed, un film indépendant, et comme j’avais toujours eu envie de tourner un vrai film d’action avec plein de scènes extrêmement physiques, on ne pouvait que s’entendre. C’est très agréable de se donner à fond sur un plateau et de se montrer très créative.”

Une scène a-t-elle posé plus de problèmes que les autres ?

“Oui, un combat contre cinq types dans la boue. Ils étaient imposants. Cela me rendait nerveuse : je savais qu’on y passerait toute la journée si je n’y arrivais pas. Tout le monde pensait qu’une femme n’avait aucune chance et cela m’énervait. Je me suis donc battue comme une tigresse. C’était génial. Même si j’aurais aimé pouvoir m’envoler comme dans les films d’arts martiaux.” (Rire.)

Vous manipulez bien l’arbalète ?

“C’est une arme très précise, alors que Jeremy, lui, tire plus dans le tas (rire). Je devais rester très concentrée. La technique n’avait pas trop d’importance du moment qu’on tue les adversaires (rire). Et à ce jeu-là, je ne me débrouillais pas mal du tout…”


© La Dernière Heure 2013